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 Notes par rapport au Sayoc Kali-Silak

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Gauthier

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MessageSujet: Notes par rapport au Sayoc Kali-Silak   Dim 23 Mar - 18:17

Excellentes notes de Chris Caruso, d'un autre forum, qui m'a aimablement permis de les copier ici Smile :

Sayoc Kali-Silak



Le Sayoc Kali, L'Art de la Lame :

Le système de combat de la famille Sayoc est issus de Imus, Cavite, Philippines et à traversé cinq générations depuis que la fille du général Licerio Topacio a épousée Candido Sayoc, la famille a été impliquée dans le domaine militaire et sécuritaire pendant ces cinq générations, le fils de Candido Sayoc et de Aurelia Topacio a également été général, comme son grand-père maternel, et son fils qu'il eut avec Severina Red Zook sera le fondateur du premier curriculum du Sayoc Fighting System, et père de Chris Sayoc, Sr ; les fils de Tuhon Chris sont tous experts dans l'art familial, et sont la cinquième génération de pratiquant.

La méthode Sayoc est extrêmement agressive, il est dans la nature humaine d'être un prédateur, et de ce fait, il est normal d'enseigner les outils qui permettent de renforcer cela au plus au point. L'orientation et le respect des lames sont toujours les premières choses enseignées, les principes du Sayoc sont basés sur des réactions physiques et psychologiques étudiées qui permettent de « prévoir » la suite de l'action en cours. En conjonction avec les méthodes de combat au couteau, des techniques de jeu de jambes sont également enseignées à plus haut niveau, et permettent la destruction des membres inférieurs pendant le combat.

Il est également enseigné en Sayoc Kali-Silak les méthodes de soins modernes et de traitements des traumatismes graves, le groupe a d'ailleurs créé une trousse de soins spécifiquement à cet effet.



http://www.youtube.com/watch?v=nojonS8SEyo

Concepts Feeder – Receiver :

Le Feeder est celui qui « tiens les rênes » en Sayoc Kali-Silak ; celui qui est offensif majoritairement, le Receiver quand à lui subit de manière plus ou moins passive, et parfois contre attaque sans pour autant reprendre l'initiative. Du point de vue du Feeder, savoir comment va réagir son adversaire est la chose la plus utile au monde, il peut dès lors le mener vers un piège, et jouer à un jeu du chat et de la souris. Panama Tuhon Chris Sayoc, Sr pense que pour apprendre à trouver la réponse réflexe chez l'adversaire, il faut d'abord en faire les frais soi-même à l'entraînement, et seulement ensuite, l'étudiant est près à passer à la recherche de la réponse conditionnée. Lorsque le Feeder trouve une faille dans la défense du Receiver, celui-ci la corrige, et c'est au tour du Feeder de s'améliorer pour en trouver une autre, et ainsi de suite.



Educations du Feeder et du Receiver par les drills :

Il existe toute une série de drill éduquant les Feeders et Receivers aux bases du combat à l'arme blanche, ces drills incluant les « passing », le « tapping » de différents types, les premières cibles et également, le dégainé et la familiarisation avec les lames diverses. Le Receiver apprendra également quelques clés et désarmement basique, permettant ainsi au Feeder d'apprendre à les contrer, voir même de créer un re-contre pour le Receiver, et ainsi de suite.



Apprentissage par les Transitions Drills :

Il existe actuellement onze Transitions Drills (et un douzième qui n'est pas encore enseigné au public), chaque Transition Drill se focalise sur un thème spécifique à aborder. Un Transition Drill enseigne au Receiver comment contrer de manière correcte les attaques du Feeder. Les Transitions Drills enseignent également au Feeder comment contrer ses réponses « correctes » et à obtenir une entrée létale sur l'adversaire. Il y découvre par drill une attaque « conceptuelle » ; et 9 Isolations par distance de combat, c'est-à-dire : projectiles, longue portée, portée médiane, courte portée et grappling. Une isolation est une « technique » permettant de contrer la défense adverse et de le toucher avec son arme, à une seule reprise en général, sauf pour les portées courte et grappling. Ces Transitions Drills contiennent également la contre-partie pour le Receiver, la version « Silak » du système Sayoc ; c'est-à-dire trois types de défenses « terminant » le combat, ou permettant du moins au Receiver de devenir le Feeder. Le Sayoc Silak est composé de trois parties, les Stop Blocks qui permettent de « bloquer » l'adversaire dans ses réactions pendant quelques courts instants et ainsi laissant l'option au Receiver de frapper ou de dégainé une lame par exemple ; ensuite, il y a les Blade-Locks, des sortes de clés permettant d'attaquer le Feeder avec sa propre lame verrouillée dans sa main, mais sous le contrôle du Receiver ; et enfin, il y a les désarmements par « clés » ou par « percussions », tout deux permettant de désarmer le Feeder au moindre mal pour lui, ce qui n'est préconisé par le Sayoc Kali-Silak que lorsque le Feeder en situation réelle serait une personne proche à qui l'on ne veut pas de mal.

http://www.youtube.com/watch?v=5_3s_-lX5Co

http://www.youtube.com/watch?v=4-rahwdPXec

http://www.youtube.com/watch?v=JUirGNfR79A

http://www.youtube.com/watch?v=_A8qnlAdJ3g

http://www.youtube.com/watch?v=QxwioSOuWw8

http://www.youtube.com/watch?v=PbTO7XjXChM

Les différentes réponses à un stimulus :

C'est une progression très ardue que d'exécuter la réponse correcte. Tuhon Sayoc utilise une formule pour le développement mutuel d'amélioration des compétences et de l'expérience. La formule implique si l'un des intervenants s'améliore, l'autre doit s'améliorer pour continuer à être efficace. Tuhon Sayoc décrit cela comme suit, quand le Feeder sait comment percer une réponse réflexe, il est alors possible de se forcer mentalement à implanter une réponse conditionnée qui deviendra réflexe ensuite. La réponse conditionnée est une réaction entraînée pour contrer la réponse réflexe de l'adversaire. Quand le Receiver sera obligé d'évoluer pour mieux contrer son adversaire (qui perce sa défense), le Feeder sera à son tour obligé de percer cette défense en s'améliorant. En essayant de rester au meilleur niveau, la réponse devient Correcte, qui est la réponse la plus appropriée à une situation donnée parmi plusieurs possibilités.


Stratégie de combat :

Les principes du Sayoc Kali-Silak sont de finir le combat dans le meilleur état possible pour soi, quitte à amener son adversaire à la mort de manière extrêmement violente, cruelle et brutale. Voilà les stratégies employées en Sayoc Kali-Silak :


  • Alors que la distance va être cassée, ne pas viser les membres « arrivants » mais chercher une entrée létale, et forcer son accès par tous les moyens possibles.



  • Toute technique apprise en Sayoc Kali-Silak marche avec une lame, deux lames, ou à mains nues.
  • Utilisation des projectiles pour gêner l'adversaire, voir même terminer le combat avant de s'être mis en danger.
  • Vous pouvez toujours tomber sur quelqu'un de plus rapide ou plus puissant que vous, alors, essayer d'avoir les réponses les plus correctes possibles.
  • Connaître la carte des points vitaux du Receiver permet de savoir ou frapper et comment pour terminer le combat.
  • En cas de combat à « peu » contre « beaucoup », l'usage d'un loader est vital, il permet d'avoir des lanceurs de projectiles toujours armés qui eux même permettront aux combattants de corps à corps d'avoir moins d'adversaire à gérer.
  • Toujours positionner sa lame pour la furtivité, soit en la dégainant au dernier moment, soit en la camouflant d'un autre membre. Lorsque le combat est engagé, utiliser sa main libre ou d'autres subterfuges pour la camoufler.
  • Usages de lignes de plantés et coupes non-conventionnelles comme les feintes, les S-Cut/Thrust, les coupes à forme courbe appelées « C-Cut », ainsi que des concepts de combat basés sur les réponses réflexes tels que l'usage de la réponse réflexe sur un adversaire pour qu'il se blesse lui-même lors de certaines attaques « pièges ».


Systèmes de « ciblages » :

Il existe 36 Vital Templates de base en Sayoc Kali-Silak, et plusieurs centaines d'autres qui ne seront pas enseignés mais juste présentés ; chacun composé d'un schéma main droite, étudié pour contrer les réponses réflexes et conditionnées de l'adversaire, et un schéma main gauche pour contrer les réponses correctes ; un troisième schéma existe quand à lui pour contrer les réponses, quelles qu'elles soient. Cette méthode est préférée au système angulaire des autres systèmes car elle permet de toujours savoir exactement où sont les zones létales et comment y accéder ; alors qu'un angle peut-être mortel quelque part, et ne pas l'être ailleurs.



Voilà une liste non exhaustive d'une partie des Vital Template « basiques » enseignés en Sayoc Kali-Silak :


  • 2 of 9 Vital Template
  • 3 of 9 Vital Template
  • 4 of 9 Vital Template
  • 3 of 10 Vital Template « Smoking Knife »
  • 2 of 12 Vital Template
  • 4 of 12 Vital Template
  • 1 of 12 Panantukan Invisible Knife Vital Template
  • 2 of 12 Panantukan Invisible Knife Vital Template
  • 3 of 12 Panantukan Invisible Knife Vital Template
  • 1 of 12 Karambit Vital Template
  • 2 of 12 Karambit Vital Template
  • 6 of 12 Karambit Vital Template
  • 1 of 12 Tomahawk Vital Template
  • 9 Count Touch Point Vital Template (mains nues)
  • 29 of 36 Vital Template « Six Count Slide Through Drill »
  • Heaven's Gate Vital Template
  • Revenge Template
  • Receiver Grip Vital Template
  • C-Template 1
  • C-Template 2
  • C-Template 3




http://www.youtube.com/watch?v=nojonS8SEyo

http://www.youtube.com/watch?v=xfQRjPqUpWk

Multitude de lames :

Le Sayoc Kali transmet à ses pratiquants l'art de porter des lames nombreuses, et à exploiter cela, en démarrant de dégainés depuis divers endroits, de remplacer une arme désarmée ainsi que d'exploiter cette multitude de lame en tant que projectiles. Le Training-Rig du Sayoc Kali, permettant le port de plus de 36 lames en même temps, permet d'apprendre à la « victime » à voir d'où peut venir le dégainé, et à le contrer avant que la lame ne soit sortie, il apprend également que l'adversaire pourrait porter plus d'une lame. On considère également que l'adversaire porte une lame par main en permanence, ce qui permet de ne pas utiliser une défense inappropriée sous prétexte que l'on aurait pas vu la (les) lame(s).

Un « Training-Rig » typique consiste en une partie pour le bas du corps, comprenant une ceinture tactique, avec une multitude d'emplacement pour des lames diverses, et de fourreaux fixables également aux mollets ; et la partie supérieure du corps est quand à elle harnachée à un body-rig permettant des fixations aux aisselles, dans le dos et sur le torse ; tout cela enseigne où cacher (et à voir ou sont cachées) les lames, à dégainer (et à prévoir le dégainé de l'adversaire) ainsi qu'à dégainer sur le harnais de l'adversaire ; et de ce fait, à travailler aussi sur sa propre rétention d'armes. Cela permet également le travail plus long de la mémoire musculaire dans les drills, et on apprend aussi à placer son matériel pour protéger ses zones vitales et aussi à servir de « chargeur » pour les projectiles.




Prise en mains de la lame et attaque avec celle-ci :

En Sayoc Kali, il existe douze prises de bases du couteau, chacune ayant un usage bien précis, et il existe également douze attaques de bases, avec leurs variantes, également chacune avec un usage bien précis et très spécifique.

Les douze prises de base sont les suivantes :

- Pinch Grip pour les flipping et manipulations « aériennes » de la lame

- Pierce Grip pour les projectiles et planté en profondeur

- Grab Grip pour les cassages de distances

- Extended Thumb Grip pour glisser sur certains membres de l'adversaire

- Side Thumb Grip lorsqu'il est nécessaire de se débarrasser de sa lame dans l'action

- Reverse Grip avec ou sans le pouce en appui supplémentaire

- Extended Index Straight Grip pour accentuer la pression sur une partie de la lame, et augmenter sa précision

- Extended Index Cross Grip pour accentuer la pression sur une partie de la lame, et augmenter sa précision

- Extended Thumb & Index Grip pour accentuer la pression sur une partie de la lame, et augmenter sa précision, et ouvrir en C-Hand si nécessaire lors du mouvement

- Extended Fingers Palm Assist Grip pour mettre une grosse pression sur le manche de l'arme, cela permet également de présenter sa lame de manière non-offensive tout en pouvant s'en servir

- Cone Grip pour avoir un effet de « battement » sur la lame, elle fera un mouvement de cisaillement de par la prise en main

- Side Grip pour porter deux couteaux à la fois, l'un lame côté pouce, l'autre en reverse-grip



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Gauthier

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MessageSujet: Re: Notes par rapport au Sayoc Kali-Silak   Dim 23 Mar - 18:17

Les douze attaques de base au couteau :

- Jab touchant avec le tranchant

- Jab en plantant

- Slash (coupe profonde) & C-Cut (coupe courbe en forme de « C »)

- Slice (coupe courte et chirurgicale)

- Twist Thrust (planté avec rotation de la lame post-entrée)

- Whip Thrust (planté en revers avec le bras faisant un mouvement fouetté pour s'étendre)

- Fan Strike (coupe avec rotation du poignet)

- Hook Thrust (planté « crochet », avec option d'accrochage et tirage post-entrée)

- Flick Strikes (mouvement de la lame à l'origine du lancer de projectile)

- Pinning Thrust (mouvement de planté accrochant au passage un membre pour « l'épingler » au corps de l'adversaire, soit avec sa main, soit directement avec la lame)

- Peering Slice (mouvements de coupe longitudinale longeant un os)

- Press Cut (coupe par pression de la lame sur le corps) & Ripping Cut (éviscération)



Sayoc Bakal ; l'art du lancer de projectiles :

L'apprentissage des projectiles est enseigné dans le but de casser la distance, ou pour un combattant faible physiquement, d'empêcher ses adversaires de casser cette même distance. En Sayoc Bakal, on ne lance pas pour distraire mais pour tuer, et cela n'est une distraction que si l'on manque sa cible. Il faut aussi savoir qu'un projectile à deux fois plus de puissance de pénétration que si il est utilisé au corps à corps. Il est également enseigné à calculer les mouvements de la cible pour les anticiper, et à dissimuler ses intentions de lancer.



http://www.youtube.com/watch?v=aoyYf3u1Sh8



Sayoc Fighting System ; les systèmes gravitant autour de « L'Art de La Lame » :

Le Sayoc Fighting System se compose de nombreuses facettes, avec entre autres l'usage du fouet simple ou double, du Sarong, du stick et le combat à mains nues. L'art du stick-fighting est majoritairement développé par les Tuhons Tom Kier et Felix Cortes. Tout deux vétérans de nombreux combats de stick-fighting sans protection et à frappes pleins contacts. Tom Kier s'appuie également sur son expérience de lutteur et grappleur pour ajouter la composante stick-grappling au Sayoc Fighting System, c'est-à-dire l'art de faire des clés et étranglements avec le stick, tant debout qu'au sol. Il fera d'ailleurs les conclusions suivantes :

- Les désarmements fonctionnent, si on les fait convenablement.

- Un adversaire désarmé reste une menace.

- Un adversaire peut être sensible des mains ou pas, il ne faut pas baser sa stratégie sur du gunting au bâton, mais l'exploiter si cela marche.

- Il faut tenir compte de l'environnement du combat, et l'exploiter.

- Les projectiles sont un outil très utile.

- Le gabarit du combattant peut l'aider parfois, mais les compétences sont le premier outil du combattant.

- Même avec un stick léger, vous pouvez mettre KO en frappant souvent.

- On peut soumettre en utilisant les points de pression avec le stick, et on peut faire des clés debout avec le stick.

- Agiter son stick de manière fantaisiste peut-être utile, si on sait pourquoi on le fait.

- Changer de prise en main pendant le combat peut-être très utile.





La partie du Sayoc Fighting System / Sayoc Kali consacrée au Karambit est quand à elle sous la direction de Tuhon Ray Dionaldo, également fondateur du Filipino Combat System ; et dans une moindre mesure par Tuhon Tom Kier pour les applications « Tactique ».

Le Karambit est simple à manier, ne souffre pas d'un manque d'allonge majeur, si l'on considère qu'un couteau ne donne que quelques centimètres de plus à l'allonge de son utilisateur. Le fait que l'anneau du karambit permette une prise en main sûre et ferme aura un impact psychologique inconscient sur son utilisateur, et le rendra plus agressif. Une fois la lame entrée, les dégâts sont extrêmement importants, à un point suffisant pour provoquer un état de choc avancé et une paralysie partielle de la victime ; de plus, si la victime se débat, elle aggravera encore plus ses blessures. La lame incurvée permet de nombreuses clés et contrôles tout en faisant des dégâts aux membres « lockés ». Il faut également savoir que de par sa forme, une fois entrée, un karambit demande une grande maîtrise pour être retiré sans aggraver les dégâts. De plus, il est presque impossible de désarmer un utilisateur de karambit une fois le doigt passé dans l'anneau, mais contrairement aux idées disant qu'il est impossible à son utilisateur de changer de grip au cours d'un combat, il est enseigné en Sayoc Kali et en Filipino Combat System à changer de mains ou de prises au cours d'un combat sans perte de temps.

http://www.youtube.com/watch?v=hP0EknIMnP4

Le Sarong est quand à lui sous la direction de Tuhon Roberto Torres, également pratiquant de Talio Silat. Le Sarong est une pièce de tissu issue de l'habillement des Philippins et Indonésiens, qui permet la dissimulation d'armes ainsi que diverses clés et étranglements. C'est une arme très traditionnelle, mais tout à fait adaptable au monde moderne, car n'importe quel vêtement peut-être employé à cet effet.






Le fouet quand à lui est la spécialité de Jimmie Sayoc, l'un des fils de Panama Tuhon Chris Sayoc, Sr, le fouet peut-être utilisé tant pour frapper et faire mal que pour tuer si on y fixe une lame à l'extrémité, de plus, il permet de nombreuses options de désarmements, clés et saisies ; et il permet aussi de grappler avec.

[url="http://www.sayoc.com/store/images/tominair4.jpg"][/url]

http://www.youtube.com/watch?v=V4hjSP3w-1I

La lame longue de type épée ou machette, bien qu'abordée de paire avec les lames courtes, est étudiée dans ses spécificités sous l'enseignement de Guro Carl Atienza (Atienza Kali), et de ses deux frères Darryl et Alain.



L'usage du Tomahawk est la spécialité des Tuhon Rafael et Ricardo Kayanan, bien que cette partie soit encore "jeune" dans le Sayoc Kali-Silak ; cette arme a déjà été très développée. Le programme comprend un Vital Template en douze coups, le tapping et les isolations allant avec. Cela comprend également l'usage du Tomahawk comme projectiles ; le tout adapté aux spécificités de cette arme. Tuhon Rafael est également l'auteur des schémas utilisés pour représenter les Templates et certains autres drills.




Le travail à mains nues, en partie enseignée par Tuhon Tom Kier, et qui était la spécialité de « Tatang Bo » Baltasar Sayoc, père de Chris Sayoc, Sr sera probablement la responsabilité des guros Harley Elmore et Krishna Godhania depuis le décès de « Tatang Bo ». Tout deux ayant déjà enseigné du « mains nues » lors d'évènements du Sayoc Kali-Silak. Ce travail se compose du Panantukan pour les percussions, et de « Touch Points », spécialité crée pour le Sayoc Kali-Silak par Baltasar Sayoc et qui concerne l'usage des « Points de Pression ».

[url="http://www.warriorswaytx.com/images/guroharleybiopic5.jpg"][/url]




Sayoc Tactical, le groupe de recherche militaire/paramilitaire et policier :

Le Sayoc Tactical, sous la direction de Tuhon Tom Kier, avec l'appui de Tuhon Rafael Kayanan et des guros Michael Jaco et Carl Atienza, est le groupe qui s'occupe de la formation d'hommes de loi ainsi que des personnels militaires et de la sécurité privée. Le groupe est d'ailleurs très demandé auprès de nombreuses agences gouvernementales pour la formation et la création de programme spécifique. On enseigne entres autres aux élèves à « toucher » à n'importe quel prix l'adversaire, car une fois blessé, il réagira de manière moins appropriée et plus facile à « deviner » et de ce fait, sera beaucoup plus facile à abattre. Les effets psychologiques de l'usage des armes tranchantes sont également abordés.

Voilà certains des thèmes abordés dans ce cursus :

- Combat au sol et grappling, avec ou sans armes, incluant le blade-grappling

- Couvertures techniques pour les arrestations et interrogations

- Usage et défense contre armes tranchantes, allant de la prévention à la réaction

- Bâton télescopique

- Protection rapprochée

- Tactiques de groupes

- Dissimulations d'armes tranchantes

- Usages et défenses contre armes à feu

- Neutralisation de sentinelles

- Combat au corps à corps sans armes

- Escorte et prise en charge de prisonniers

- Anatomie spécifique au combat

- Armes improvisées et forge

- Repérer une situation de crises avant qu'il n'y ait une crise










http://www.youtube.com/watch?v=94iXkVUue8A


Conception d'armes réelles et d'entraînement :
L'équipe du Sayoc Kali-Silak propose un large choix de lames d'entraînement, et ce en deux gammes, une "officielle" fabriquée par Edges2, Inc ; le premier fabricant de modèles d'entrainement en aluminium ; et une gamme "Tactique" fabriquée par Warrior Craft Blades, la société de Tuhon Ray Dionaldo.
Le groupe travaille également en étroite collaboration avec Red Warrior Weaponry, fabricant de lames customs, et cela amènera entre-autres aux créations du Tomahawk Sayoc Tactical, du Sayoc Drop Point et du Fearsome.




Les douze prises de base du couteau

o Pinch grip (pour les “flipping”)


o Pierce grip (pour les plantés et les projectiles)


o Grab Grip (pour les entrées au contact "dure")


o Extended Thumb Grip (pour renforcer le tranchant, et pour les "glissade" le long du bras adverse)


o Side Thumb Grip (pour les lacher rapide de la lame)


o (Top Thumb) Reverse Grip (prise "pic à glace")


o Extended Index Straight Grip (pour placer de la pression à certains endroits de la lame, et augmenter la précision)


o Extended Index Cross Grip (pour placer de la pression à certains endroits de la lame, et augmenter la précision)


o Extended Thumb & Index Grip (pour placer de la pression à certains endroits de la lame, et augmenter la précision)


o Extended Fingers Palm Assist Grip (pour les planter "renforcés")


o Cone Grip (pour un effet fluide de "chopping" sur les frappes)


o Side Grip (deux lames tenues chacune d'un côté de la main)
[/img]



Les douze attaques de base

Voilà ici la liste (et une explication sommaire) des douze attaques de bases faisable avec un couteau (je ne parle pas d'angles, juste d'attaques).

1. Jab Strike : frappe du tranchant en "jab", ou du "punyo".
2. Jab Thrust & S-Cuts : frappe plantée en "jab", le S-Cut est un triple planté avec des coupures superficielles entres les insertions profondes, le tout dessinant un "S" (ou un S inversé)
3. Slash & C-Cuts : coupes "imprécises" (sur une région), le C-Cut est une coupe en courbe très dure à parer si on ne la pare pas à la naissance du mouvement, faisable de haut en bas, et en forme ")" au lieu du "C".
4. Slice : coupe courte et chirurgicale, par simple mouvement de poignet.
5. Twist Thrust : planté avec rotation du poignet (donc de la lame après "entrée").
6. Whip Thrust : planté suite à une projection du bras (souvent en revers).
7. Fan Strike : frappe en "éventail", avec rotation du poignet avant la coupe.
8. Hook Thrust : planté en crochet, permettant des manipulations post-entrée.
9. Flick Strikes : frappes en prise "fluide" pour les projectiles.
10. Pinning Thrust : planté en "cancer-grip" agripant un membre au passage lors du planté.
11. Peering Slice : coupe longeant un os.
12. Press Cuts & Ripping Cuts : le Press cut est une coupure par pression au contact, le ripping-cut est un mouvement d'éviscération/déchirage suite à un press-cut.
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MessageSujet: Re: Notes par rapport au Sayoc Kali-Silak   Dim 23 Mar - 18:18

Diverses Réflexions sur la défense à mains nues
Vu que le sujet est souvent abordé, j'ai décidé de créer un sujet pour regrouper mes idées, expériences et autres infos découvertes lors de mes expériences diverses tant du "combat" que de l'entraînement.

1. Les différentes "défenses" mains nues contre armes blanches que j'ai pu "noter" dans les différents styles que j'ai pratiqué ou étudié :
- La parade/blocage du Krav-Maga, que j'assimilerai au Bad-Hand Tapping du Sayoc Kali-Silak (et Filipino Combat System et Atienza Kali) ; c'est à dire un blocage avec la main la plus proche de l'endroit d'arrivée de la lame. En Krav, on a tendance à enseigner à frapper simultanément avec l'autre main.
- Le Tapping (type arts martiaux Philippins), vu dans de nombreuses variantes. Dont une "éducative" et deux versions plus combatives. Les tapping sont le "penduleum tap" (pendule) qui est surtout une éducation pour le "flow" et les sensations. Le "corkscrew tap", un tapping repoussant le bras armé vers l'adversaire, le gènant au niveau de ses jambes, et permettant également une percussion ou une autre action avec la main libre. Et enfin le "Funnel Tap" qui est un tapping "vrillé", souvent combiné à un déplacement/désaxement pour éviter les plantés "direct" (planté à l'abdomen par exemple).
- Les Stop-Blocks, méthodes de Sayoc Kali-Silak visant à gagner du temps dans "l'espace-temps" du combat, c'est à dire que selon le principe d'action-réaction du combat, on crée une option permettant de placer plusieurs autres actions avant une réaction possible de l'adversaire. C'est en général fait en "lockant" le membre armé contre l'adversaire, tout en blocant jambes et bras restant le mieux possible, et utiliser une frappe, projection ou autre action sans que l'adversaire ne puisse "réagir".
- Le Silak, l'art du "Blade Locking" (surtout du Sayoc Kali-Silak ou c'est très abouti et évolué, mais une version "simple" existe dans plusieurs arts martiaux Philippins), est globalement une méthode permettant de prendre le contrôle de la lame, tout en la laissant dans la main de l'adversaire, et ce par une prise de la main/bras spécifique empêchant l'adversaire de lacher sa lame ou de changer sa lame de main. On devient offensif à ce moment là, c'est à dire qu'on peut attaquer l'adversaire avec sa propre lame gràce à des manipulations appropriées du membre capturé.
- Les désarmements "traditionnels" (vu en Sayoc Kali-Silak ou d'autres arts martiaux Philippins) ; on verouille en général le poignet/main armé d'une main, et on exerce une pression de l'avant-bras sur la lame pour la dégager de la main.
- Les "vols" traditionnels (vu en Sayoc Kali-Silak ; mais également dans d'autres arts martiaux Philippins) ; on met globalement le poignet en torsion et on vole l'arme, de préférence par le punyo (bout du manche) ou dans le pire des cas, par la garde ou la lame bien que beaucoup plus risqué.
- Les désarmements "FCS Kali" (Filipino Combat System) ; le principe des désarmements "traditionnels" est le même, à part qu'on désarme sur le corps de l'adversaire, et de ce fait, même si le désarmement rate, l'adversaire subira une blessure ; et si il sent la lame le taillader les membres, sa "prise" en main aura plus de chances de se relâcher.
- Les désarmements par percussion (Sayoc Kali-Silak, mais égalements d'autres) consiste à éjecter la lame par des guntings à mains nues, et la destruction du membre la tenant (main, coude, avant-bras, nerf brachial) ; le tout dans l'optique que la lame ne doit surtout pas être projetée dans notre direction.
- Les "passing" (vu en arts martiaux Philippins, y compris en Sayoc Kali-Silak, et également dans certains styles modernes) ; on fait passer la lame du côté opposé ou elle arrivait, si possible en saisissant le poignet (pour aller vers une clé/désarmement) ; cela peut se faire soit avec un retrait d'un pas environ si on passe la lame au niveau du torse, ou si on la passe par au dessus la tête, aucun retrait n'est nécessaire, peut être un léger abaissement du cors ou une esquive du buste vers l'arrière.
- La saisie "à deux mains" sur le bras armé, elle offre un contrôle du bras excellente, mais vous prive de votre deuxième bras, ce qui vous limite énormément dans les actions suivantes, sachant que l'adversaire à un bras libre.

2. Avis personnel sur le sujet :
- Le bad-hand tapping expose fortement l'utilisateur, trop selon moi, mais l'avantage est que c'est la réaction "réflexe" de nombreuses personnes, donc plus rapide à assimiler.
- Le tapping, à la fois éducatif et technique de défense, cela dépend surtout de la manière dont on l'utilise, selon moi, ce n'est pas une solution "long terme" (un tapping ou deux c'est "bien", mais cela ne termine pas le combat, même en utilisant une combinaison de corkscrew tap et de percussion), en revanche, c'est actuellement la meilleure transition vers une "technique" visant à terminer le combat.
- Les stop-blocks permettent plusieurs actions de suite, donc, je les classerais comme la solution supérieure à la précédente, mais une fois encore, à moins de placer une frappe décisive, cela ne termine pas le combat, et l'adversaire est en général encore armé.
- Le Silak est la "meilleure" des solutions à mes yeux, on devient l'utilisateur du couteau ; cela permet de blesser graver (ou pire) l'adversaire, mais cela permet ainsi de terminer le combat. Le principal défaut est le temps de travail demandé pour maîtriser cela, car cela demande une précision importante dans l'action, ce qui est compliqué pour un novice, surtout en état de stress ou de choc.
- Les désarmements "tradi", une solution pas trop mauvaise, si vous êtes près à accepter la coupure (je veux dire que vous vous couperez "presque" volontairement), surtout que les lames "de rue" sont en général petites et dures à désarmer de la sorte ; et que le risque de se taillader l'avant-bras profondément est assez important.
- Les "vols" ; de nouveau, les armes "modernes" étant relativement petites, le risque de rater l'arme est plus important, et le risque de coupure est aggravé. Risquer de se couper la main lors du combat est pire que l'avant-bras, car vous pourriez avoir besoins de vos mains (bras y compris, mais dans une moindre mesure) pour vous soigner, vous ou l'agresseur, appeler des secours ou vous enfuire à bord d'un véhicule.
- Les désarmements du "FCS", ils sont bien moins dangereux pour vos membres, étant donnés que c'est l'adversaire qui s'auto-désarmera, mais le contrôle est réduit car c'est un échange de poussée-tirage qui permet d'éviter que l'adversaire ne fasse lacher votre prise de ses bras et ne vous ré-attaque au corps à corps ; le risque de lâcher me semble important pour quelqu'un n'ayant pas une poigne suffisament puissante.
- Les percussion-disarms ; durs à appliquer avec précision (pour provoquer une ouverture immédiate, les nerfs doivent être touché précisément) ; et le risque de la lame lachée vole vers vous est important, d'où une complication supplémentaire due au timing. Autrement, c'est une des rares solutions ou le risque de se couper lors de la manipulation est quasi nul.
- Les "pass" ; je les assimilerais au tapping dans l'usage ; c'est à dire une transition vers autre chose (lock avec désarmements cités plus haut, etc).
- La saisie à deux mains, comme dit dans la partie précédente, le contrôle du bras pris est excellent, car la force de deux bras (poigne y compris) permet d'éviter de perdre le contrôle de ce membre, mais l'adversaire a toujours un bras de libre, et pourrait l'utiliser pour frapper, dégager une partie de la saisie ou transferer sa lame à son bras libre, qui lui n'a aucun contrôle dessus.

3. Préventions contre l'usage de la lame :
- Premièrement, même si les statistiques donnent un chiffre très faible de gens ayant repéré l'arme, combien de ces gens s'étaient entraînés à celà ? Probablement très peu. Des exercices spécifiques comme vu en Atienza Kali lors de certains "Mass-Attack" (ou un seul des participants porte une lame dans certains cas, les autres n'étant que des appuis pour l'homme armé ; on enseigne à neutraliser les menaces prioritaires, donc, à repérer les attitudes potentielles d'un homme armé) peuvent grandement sensibiliser les personnes à comment repérer un homme armé, du moins lors d'un conflit, pour ne pas les pousser vers une "paranoïa" les faisant assomer toute personne prenant une clope dans sa poche à leur proximité.
- Ensuite, le travail des dégainés depuis des endroits multiples (comme étudié gràce au port du "training-rig" du Sayoc Kali-Silak, ou de l'équivalent "blade-rig" d'Atienza Kali) permet d'apprendre à "repérer" un mouvement identique et à l'anticiper. Plus tard, l'élève apprendra à bloquer le dégainé sur le fourreau (ou poche, etc) pour empêcher que l'arme ne soit sortie, et ainsi empêcher qu'une situation potentiellement mortelle ne se développe.

4. Expériences personnelles face à des lames, du domaine civil, et n'étant pas armé :
- La première, je pratiquais pas encore les arts martiaux Philippins, (je tournais juste en MMA à cette époque là) ; j'entends du bruit en pleine nuit dans la rue, habitant dans un sous-sol sur-élevé, je suis "aux premières loges" pour être dérangés par les bruits divers, je sors voir ce qu'il se passe et je vois un mec en train d'être penché sur une voiture, à priori rien de "très" suspect ; je demande si je peux l'aider (de manière "honnète", je veux bien lui appeller un service de dépannage si il arrète de faire du boucan et me laisse pioncer ; j'étais pas là dans l'intention de me battre ou de gueuler) et il se retourne brusquement avec un mouvement assimilable à un back-fist retourné (comme on voit parfois en MMA), je bloque par réflexe avec une garde serrée (type Thaï ou Anglaise) tout en reculant d'un pas, je repère alors qu'il a une lame par le reflet des réverbères dessus (et le fait qu'il n'y ait pas "d'action" à ce moment là, sinon, je pense pas que je l'aurais vu à cette époque) ; il tente un tranché (je sais plus trop quelle hauteur, ligne haute, mais pas forcément en visant le cou) et je rentre avec un gros coup de coude tout en bloquant avec l'autre main. Je le touche puissament au visage, je ressors du corps à corps d'un pas de retrait et il cavale, le visage "marqué". Résultat, trois coupures superficielles sur mes bras, et une au torse dont je ne sais même pas aujourd'hui comment elle est arrivée là.
- La suivante, j'étais déjà dans les AMP depuis 3-4 ans, j'assiste à une embrouille de couple à l'arrèt du tram, devant un petit supermarché ... Je m'approche, à moitié par curiosité, et à moitié parce que le mec à l'air très énervé et que j'ai peur qu'il colle une baffe à sa copine, ils en viennent à s'empoigner, moi et deux autres mecs que je connaissais pas qui sont autour aussi, on les sépare. Et la fille sort une lame, un cutter pour être précis, et tente de charger vers son mec (probablement ex à l'heure qui l'est), je suis plus ou moins dans le chemin, et j'interprète (très subjectivement, j'ai pas eu le temps de penser) un mouvement comme une manière d'armer un coup de lame qui pourrait partir dans ma direction (ou c'était juste dans son élan, à postériori, je pense que c'est ça ...), j'effecture un "tapping" (du moins, j'ai mon bras près à intercepter ce qui "pourrait" arriver) et dans son élan, elle "clear" (pas techniquement comme on le voit en cours de Sayoc ou autre discipline) mais la finalité, c'est que mon bras est plus du tout là ou je le voulais, je fais +- la réponse "stop-block" vue en Sayoc à une action comme telle (du moins, une adaptation, vu que son "clear" est pas du tout académique, une charge d'épaule en fait), mon autre main saisi alors le bras "armé" et j'exécute une percussion sur son bras, ce qui lui fait lacher facilement le couteau. Après "étude" de ce qui s'est passé, je pense qu'on aurait pu l'empêcher de sortir sa lame de son sac à main si on avait "préssenti" ce qui allait arriver, et que j'ai de la chance qu'elle n'ait pas été un mec musclé et massif, car je suis presque sur de pas avoir touché un nerf précis dans son bras lors de la percussion.
- Expérience bien plus récente (et tant mieux, vu que je pense m'améliorer avec le temps), il y a +- 6 ou 7 mois, je grille un mec en train de mater à travers mes tentures, et ce n'est pas la première fois, mais pour une fois, je cavale derrière (les clés étaient sur la porte de rue, ça a pas été une "perte" de temps énorme, mais peut-être qu'il a eu le temps de réagir différement que si j'avais pas eu ces quelques secondes sur la porte), je le rattrape (surtout ne jamais poursuivre quelqu'un, je l'ai appris à mes dépents) et il se retourne en envoyant un coup de lame vers ma ligne haute (type back-fist), nous sommes dans les escaliers qui remontent vers la hauteur de la rue, mon genou flanche (probablement suite à mes problèmes d'hyper-laxité rotulienne que je ferai opérer dans l'année, du moins sur un des genoux) et mon déséquilibre me fait rater le début de mon "tapping", ce qui me vaut une jolie cicatrice à l'épaule (et la chance que mon cou était pas ciblé, du moins, qu'il n'était pas bien placé, sinon, je serais plus là), je prend donc mon tapping sur le "tard", et je locke son bras dans une clé de type Americana et tente un tranché en ligne haute (cou ou visage, j'ai touché le visage même si je ciblais plutot le cou, mon mauvais genou m'ayant clairement gèné dans mes appuis) ; je le balaffre (je pense profondément), le lache et fait un bon en arrière (en manquant de me casser la gueule, mais je voulais pas rester au contact), il s'enfuit le visage en sang. J'appelle les flics directement, ils mettent un temps fou à arriver, +-25 minutes si ma mémoire est bonne, je fais une description sommaire et ... Rien ... Ils ne l'ont pas retrouvé ... Mes annalyses de cet accrochage là, elles sont pas très constructive hélàs, je m'en veux de pas avoir pu éviter la coupure, mais en même temps, je m'en sors pas mal non plus. Le Silak "marche" pour moi, mais c'est ce que je travaille le plus également quand je fais du mains nues contre arme tranchante. Je pense que j'ai probablement eu tord de lacher ma prise quand je l'avais vérouillé, mais les douleurs au genoux droit (et l'habitude qu'il me "lache") m'ont fait préféré une option de repli à un combat au corps à corps.
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La Mariposa

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MessageSujet: Re: Notes par rapport au Sayoc Kali-Silak   Lun 24 Mar - 14:00

Merci beaucoup !

c'est vraiment adorable, d'avoir transmis le texte de Chris ici, j'ai pu trouver plein de choses que je ne connaissais pas, et c'était vraiment très intéressant Smile

Notemment le Gunting, beurk
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MessageSujet: Re: Notes par rapport au Sayoc Kali-Silak   Lun 24 Mar - 14:01

ha oui, autre question !


pourquoi ont-ils tous cette corpulence ? ça les avantage en combat ? (question sérieuse, pas pour me moquer)
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Gauthier

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MessageSujet: Re: Notes par rapport au Sayoc Kali-Silak   Lun 24 Mar - 14:09

Je dirais que le gras fait que tu encaisses mieux les mauvais coups de couteau... Pour les coups sur les artères, on s'en branle, c'est du pareil au même avec une bonne lame.
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MessageSujet: Re: Notes par rapport au Sayoc Kali-Silak   Lun 24 Mar - 17:03

Non, pas de raison particulière à leur corpulence ; mais on se rend compte que certaines techniques passent mieux pour un pratiquant massif que très léger.
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MessageSujet: Re: Notes par rapport au Sayoc Kali-Silak   Lun 24 Mar - 17:25

La Mariposa a écrit:
Notemment le Gunting, beurk
Pourquoi "beurk" ?
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Sophitiya

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MessageSujet: Re: Notes par rapport au Sayoc Kali-Silak   Lun 24 Mar - 18:57

Allons !

parce que c'est sale et que ça saigne... c'est pas fait pour les petites natures les arts de guerre
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K.



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MessageSujet: Re: Notes par rapport au Sayoc Kali-Silak   Mer 26 Mar - 18:34

Copié/collé de mes réponses sur la précédente discussion sur am.net

moi même a écrit:

Effectivement en Krav le blocage/frappe simultané est le plus répandu dans l'optique où l'on ne peut pas se désaxer (par exemple sur une attaque 360° ou en estoc),cad que pour ce type de défenses,la frappe sera vraiment en même temps que le blocage et j'aurai (on) tendance à rentrer dans l'attaque,en revanche dans une attaque type coup de poing direct/attaque de couteau piquée,la frappe se fera quelques secondes après le blocage,cad que du fait que l'on privilégiera le désaxement,cela demandera quelques secondes pour se remettre dans une position dans laquelle on pourra frapper.
En revanche contre lame,là c'est très légèrement différent,puisque l'on opère une sorte d'évaluation de la menace (à l'entraînement),puisque la principale menace reste la lame,on va se concentrer sur le fait de "neutraliser" la lame (cad que souvent on l'amène vers le bas et on la maintient vers le bas en "pesant" de tout son poids dessus).
Mais bon on reste tjs dans l'optique "frappe/blocage en même temps",d'ailleurs tout ce que je dis plus haut ça se voit pas vraiment,je me suis juste permis de rajouter quelques subtilités Wink

____

En revanche pour les désarmement,là c'est un peu plus le bordel,dans la mesure où ça dépend,à l'entraînement on s'entraîne à désarmer grâce à une méthode dite "d'épluchage" cad que nôtre main vient se poser sur les kentos de la main qui tient la lame,et on "ouvre",on "épluche" en envoyant la hanche pour faire sortir la lame.
Mais la méthode la plus répandue,c'est de frapper l'adversaire ou le membre qui tient la lame et après on désarme,soit on frappe le membre qui tient l'arme,moi perso je suis plus partisan de faire une torsion de poignet type kote gaeshi (connais pas le nom en Coréen dsl Razz ) vers l'adversaire pour qu'il se coupe avec la lame,en général à l'entraînement le mec lâchait déjà le couteau avec la clé,et j'avais du mal avec les désarmements,et j'pense qu'en réel ça passe mieux qu'un désarmement Krav,enfin sauf si on le maîtrise parfaitement,qu'en penses tu ? Confused
Mais là pareil,j'suis plus dans l'optique de la clé et si possible en même tps de couper l'adversaire (après l'avoir copieusement avoiné of course Razz )

ChrisCaruso a écrit:

Selon moi, on peut toujours se désaxer, mais ça dépend qu'est-ce qui est "compris" par désaxement, si on est dos au mur, on peut avancer ...
Mettre son poids sur une lame, je trouve ça dangereux ; si tu "glisses" ou trébuches en avant, tu peux t'empaler dessus.
Je ne crois pas à "l'arrachage" du couteau des mains de l'adversaire comme vu en vidéo du moins ... Un arrachage de ce type après avoir déséquilibré l'adversaire (mais nécéssitant l'usage des deux mains probablement sur le poing armé) pourrait déjà mieux marcher. Mais oui, ma préférence va au clé, et pas forcément au désarmement, je préfère "être armé", même si l'autre tient le couteau pour moi.

PS : du Silak "bien foutu", ça nécéssite pas de frapper avant l'adversaire, on est "assez" occupé à le découper pour pas en avoir besoin.


Tu veux dire qu'en Silak on se concentre plus sur le charcutage de l'adversaire avec sa propre lame qu'autre chose ? On cherche à découper l'adversaire avec sa lame plutôt qu'à le bourriner ?


Voilà,si ça peut servir.....
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