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 Principes des arts coréens, différences entre les arts anciens, et synthèses récentes

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Sophitiya

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MessageSujet: Principes des arts coréens, différences entre les arts anciens, et synthèses récentes   Lun 24 Mar - 18:46

Bon, je poste ça, mais le ferai ce soir parce que là je n'ai plus le temps Wink


à très vite


So.
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Nicolas le terrible !
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MessageSujet: Re: Principes des arts coréens, différences entre les arts anciens, et synthèses récentes   Mar 25 Mar - 15:29

Bon alors, ça vient ! ?

_________________
A tous les expatriés qui sont malheureux de la situation de la France et de leur départ, je veux dire : 'Revenez'.
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Sophitiya

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MessageSujet: Re: Principes des arts coréens, différences entre les arts anciens, et synthèses récentes   Mer 26 Mar - 21:13

J'aurais tendance à différencier les arts anciens qu'on ne peut (presque) plus pratiquer, et les synthèses modernes.

Le Tae Kwon Do, finalement, est réellement un cas à part...

Les arts anciens
on y trouve le Su Bakh et le Tae Kyun, ainsi que la pratique des Hwarang.

La plupart des historiens s'accordent pour dire que le Su Bakh a disparu, autrement que dans la littérature.
Le Tae Kyun existe dans une forme moderne comparable à du folklore en pyjamas, hélas... mais il reste encore quelques connaisseurs...

Parlons par contre du Hwa Rang... A ne pas confondre avec le Hwarang do moderne, qui n'est là encore qu'une synthèse bizarroïde de hapkido et de tenues exotiques...

La pratique des Hwa Rang regroupait pas mal de disciplines, dont le Su Bakh (qui est un peu une sorte de Tai Jutsu coréen, quoi)

Les guerriers Hwa Rang (Jeunesse Fleurie) ont d’abord été imaginés par le roi Chin Hung de Silla en 576. Bien que le royaume eut son armée, il pensait que ses soldats n’étaient pas d’une nature exceptionnelle, raison pour laquelle sont pays ne pouvait venir à bout de Koguryo, Paekche et des T’ang. C’est pour cela qu’il entrepris d’organiser un groupe de jeunes hommes nobles talentueux complètement dévoués à la couronne, qui pouvaient être entraînés de manières intensives à toute forme de guerre afin, par la suite, de vaincre Koguryo, Paeckche et la dynastie chinoise T’ang. Le problème était d’évaluer et de recruter de jeunes aristocrates de cette envergure.

On pensait que si on pouvait rassemble des jeunes hommes en groupes et leur fournir le meilleur enseignement possible du Bouddhisme, de l’honneur et des arts, les élèves les plus brillants influenceraient les autres.

A cette fin, on a sélectionné deux belles femmes de la cour pour rassembler ces hommes : Nam Mo et Chun Jung. Elles rassemblèrent plus de cent hommes.

Kim Tae Mun affirme dans le Hwa Rang Segi, (« Annales du Hwa Rang ») : « Les ministres et les loyaux sujets seront choisis au sein de ce groupe ; de bons généraux et de courageux soldats naîtront. »

Cependant Chun Jung est devenue jalouse de Nam Mo. Elle l’a tuée en empoisonnant son vin et a jeté son corps dans la rivière. Par conséquent, Chun Jung à été condamnée à mort par la Cour Royale et le groupe d’hommes les entourant à été dissout.

Ensuite, la méthode du roi Chin Hung a été de choisir de beaux jeunes hommes de naissance noble, âgés d’au moins 12 ans. Ils étaient habillés de manière très raffinée, et maquillés de manière élaborée.

On leur a enseigné le Bouddhisme le chant et la poésie de façon intensive car on pensait que ceux qui excellaient dans ces activités avaient de bonnes chances de devenir des guerriers compétents. Un certain nombre d’entre eux furent recommandés pour le Hwan Rang.

Ces hommes choisis, désormais appelés Hwa Rang, ont été entraînés à toutes les formes de combats martiaux, alors qu’ils poursuivaient leurs études dans le Bouddhisme, la science du Ki et les arts. Leur formation en arts martiaux comprenait l’escalade de montagnes périlleuses et la natation dans des rivières agitées pendant les mois les plus froids de l’année afin de permettre le développement de leur corps.

Dans des bouquins de Rolland Habersetzer, il est même fait mention des Sul-sa, l'équivalent des ninja, en coréen, mais sans que leur nom soit trouvable ailleurs sur le net... à prendre donc avec précaution, l'info Wink. Ce qui est sûr, c'est que si les sul-sa ont existé, il n'y a pas de raison historique pour que leur pratique ait quoi que ce soit à voir avec le ninjutsu, et à fortiori, le ninjutsu moderne.

Ils ont été entraînés à toute forme de combat à mains nues. Le principal se nommait le Su Bak. Ils ont également appris l’usage des armes : sabre, bâton, crochet, lance et arc.


origine des coups de pied ? d'une part, les coups de pieds devaient probablement être différents de ceux du tae kwon do, mais là je ne vous apprends rien : les coups de pieds destinés à frapper et à frapper fort au travers d'une armure ne sont pas les mêmes que ceux pour la touche !

Peu à peu, a dû se développer un système nommé Su Bakh Gi, système basé sur le travail des coups de pieds... Là encore, techniquement, il n'y a pas besoin d'être Einstein pour se douter que ce n'était pas pour transformer nos valeureux guerriers coréens en hommes troncs... Vu l'entraînement intensif qu'ils avaient à la course en montagne, ils ont dû, à force, formaliser les techniques de coups de pied.


Un fait intéressant : les femmes se situaient en haut de la hiérarchie des Hwa Rang. Cependant, il ne s’agissait pas d’une seule femme comme certains historiens l’ont faussement affirmé, mais de plusieurs appelées Won Hwa ou « fleur originelle ».

Wong Wang, un moine boudhiste, avait codifié le code du Hwa Rang :

1. Servez le roi avec loyauté
2. Obéissez à vos parents
3. Soyez honorable envers un ami
4. N’abandonnez jamais une bataille
5. Tuez justement

Chaque troupe du Hwa Rang était généralement composée d’une centaine d’hommes. On imagine donc que les techniques n'étaient là encore, pas des techniques de duel, mais des techniques de batailles.

Pour quiconque a été déjà pris dans une mêlée, il apparaît clair que les frappes circulaires permettent de shooter plusieurs ennemis d'un coup, et que les frappes directes risquent de péter le poignet dans les charges armées... ce qui expliquerait la circularité des techniques de Tae Kyun que je pratique, à l'épée.

Après l’unification de la Corée et la victoire sur la dynastie T’ang, la pensée des Coréens a commencé à passer de la confrontation à la philosophie. Le déclin du Hwa Rang a commencé vers la fin du 7ème siècle, jusqu'à atteindre l’inexistence virtuelle. Ils étaient plus reconnus comme un groupe spécialisé en philosophie Bouddhiste, soins curatifs et poésie, que comme un groupe de soldats. Bref, des tanches qui ne combattent pas vraiment mais qui se la racontent...


_______

Le Su Bakh

C’est le premier art martial documenté ayant existé sur la péninsule coréenne. Dater sa création est difficile, cependant, d’une manière prédominante, les historiens coréens la situent souvent pendant le règne du roi Tan’gun (2333 av J.C.) mais il n’y a aucune preuve de cela. Cependant, il y a des vestiges historiques de l’existence du Su Bak au 4ème siècle. Des peintures dans la tombe de Kak Je, se trouvant dans l’ancien royaume de Korguryo, représentent deux élèves Su Bak s’entraînant à la baston. Ces peintures sont vagues, par conséquent il est difficile de déterminer les techniques de combat utilisées.

C'est pour ces raisons qu'il est difficile de retrouver le Su Bak antique, et que, bien évidemment, les gens qui prétendent avoir cette forme sont aussi sérieux que les gens qui pensent avoir la forme de Taiji quan de Chan San Feng

Vers la fin de la période des trois Royaumes, le Su Bak fut fragmenté et différentes écoles d’arts martiaux apparurent.

Le Yu Sul

Pendant cette période de fragmentation, on a crée un nouveau système d’arts martiaux coréens appelé Yu Sul. Cet art martial souple reposait sur des techniques de saisies. Certains historiens pensent que cette influence est à l’origine du Yawara japonais. Evidemment, bien que cela soit une possibilité, il est difficile de trouver les traces de contact, et il n'est pas rare que des cultures se développant conjointement arrivent en même temps au même résultat technologique (la science de l'anatomie progressait un peu à cette époque aussi).

Comme il n'y a pas 36 manières de démembrer un homme et de plier une articulation pour la faire péter, il est difficile, sinon impossible, de savoir si les clés du Yu Sul, qui sont inconnues maintenant, et probablement pas plus originales que maintenant, du reste (moi ça m'énerve quand on parle d'arts anciens avec un air de dire que c'est forcément du jamais vu), résultent d'un contact avec le Japon et / ou la Chine, ou d'une recherche quelconque liée à l'anatomie.

L’arrivée de Yu Sul à marqué le début de deux écoles de pensée dans le domaine des arts martiaux sur la péninsule Coréenne. D’un côté il y avait les techniques agressives et directes du Su Bak, surtout des techniques de frappe, et de l’autre les techniques défensives plus douces, basées sur la manipulation du Yu Sul.

Tae Kyon

Pendant cette période, Tae Kyon a remplacé le nom de Su Bak. On écrivait Tae Kyon avec les caractères chinois signifiant « Pousser l’épaule ».

Les guerriers Haw Rang ont adoptés cette forme d’art martial et comme cela est mentionné, ajouté leurs créations connues sous le nom de Su Bak Gi ou l’art de se battre avec les pieds.

Le Tae Kyon est né eu moment ou les arts martiaux connaissaient un déclin rapide dans une péninsule coréenne unifié. La péninsule étant en paix la pratique des arts martiaux avait perdue de son intérêt.

Le « Yu Sul » a perdu son importance puis a disparu presque aussi vite qu’il s’était développé. Vers la fin du 7ème siècle, il n’y avait plus aucun signe de son existence, par conséquent, le Tae Kyon a été le seul art martial en relation avec le Hwa Rang ayant survécu.

Après l’unification des trois royaumes, la dynastie Silla (388-935) est arrivée au pouvoir. Il s’agissait d’un état Bouddhiste très centralisé qui privilégiait l’art à l’entraînement à la guerre.

La dynastie Silla a perdue le pouvoir en 935. Le pouvoir a été renversé par un gouvernement rebelle qui est devenu la dynastie Koryo (935-1392).

Malgré les querelles internes qui ont éclaté pendant cette période, le citoyen moyen n’en a pas été touché. Par conséquent, le penchant pour la philosophie du pays a continué de s’accroître.

En 1170, un coup d’état militaire s’est produit et Cho, une famille de militaires, s’est emparée du pouvoir et a supprimée les idéaux Bouddhistes.

Les Mongols en Chine ont entrepris d’envahir la péninsule coréenne par le nord en 1231. Les Cho ont envoyés la majorité de leurs troupes au Nord. Elles ont été rapidement vaincues par les hordes de mongols. Le régime militaire des Cho prit fin en 1258 et le gouvernement Koryo soumis au contrôle des Mongols.

Bien que cette période fut celle de combats internes en Corée, les gens s’intéressaient plus à la philosophie et aux arts qu’à la politique.

Le citoyen moyen pensait que le combat à mains nues était un acte barbare. On méprisait les pratiquants d’arts martiaux dans toutes les régions de Corée. En fait, le roi Chung Mok (1344-1348) déclara illégale la pratique des arts martiaux par les civils sans faire de distinction.

En 1356, une révolte contre la domination mongolienne éclata, ce qui amena une autre période marquée par la confusion sur la péninsule coréenne.

Après des années de guerre civile, la dynastie Koryo fut renversée et remplacée par la dynastie Yi (1392-1902), qui prêta serment d’allégeance à la dynastie Ming de Chine.

La dynastie Yi rejetait le Bouddhisme, elle adopta le Confucianisme comme religion d’état.

Une bureaucratie confucéenne fonctionnant bien fut mise en place, ce qui amena un développement rapide de l’éducation en Corée et la division sociale du peuple.

La dynastie Yi marque l’arrivée de la langue écrite Hangul, inventée par le roi Sejong (1418-1450). Cela est considéré comme l’un des évènements majeur de l’histoire coréenne car la langue Hangul fût la première d’origine asiatique à avoir son propre alphabet. Sous la dynastie Yi, les échanges culturels entre la Chine, le Japon et la Corée s’intensifièrent. On commença à échanger les idéologies d’arts martiaux à une échelle limitée. Plusieurs écoles de Kung Fu de Chine et de Karaté du Japon ont existé de manière discrète en Corée sous cette dynastie.

Le Tae Kyon, bien qu’ayant été légèrement influencé par ces idéologies, se maintint en tant qu’art martial agressif de self défense utilisant surtout les coups de pieds. Bien que non pratiqué par le citoyen moyen, le Tae Kyon correspondaient aux techniques de combat à main nue utilisées habituellement par l’armée coréenne.

Alors que la Corée entra dans le 20ème siècle elle fut victime de la politique expansionniste du Japon. La dynastie Yi, considérée comme le « règne des lumières » pris fin en 1909 lorsque le Japon occupa le pays. C’est pourquoi le développement et la transmission du Tae Kyon prirent fin.
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Sophitiya

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MessageSujet: Re: Principes des arts coréens, différences entre les arts anciens, et synthèses récentes   Mer 26 Mar - 21:13

En 1935, les archéologues japonais réalisant des fouilles dans la province du Tung-Hua en Mandchourie qui est de nos jours le nord de la Corée du Nord, découvrirent deux tombes.

Il a été établi que ces tombes appartenaient au 10ème royaume de Koguryo, qui avait sa capitale là. Ces tombes ont été construites au 4ème siècle. Ces tombes comportaient des peintures murales. Dans celle de Muyong Chong, une peinture décrivait deux homme face à face dans une position de combat. La peinture murale de la tombe de Kakchu Chong décrivait elle une scène de combat entre deux hommes.

On a également découvert le caverne de Sok Kul. A son entrée, est gravé dans la pierre une statue du légendaire guerriers coréen connu sous le règne du roi Hye Gong (742-762) : Kum Gang Yuk Sa.

Il veille sur la caverne dans une position traditionnelle dans les arts martiaux. Bien que ces dessins appuient le thèse d’une tradition historique des arts martiaux sur la péninsule coréenne, elles ne nous permettent pas de déterminer les techniques qu’utilisaient les praticiens.


Il est essentiel de comprendre avant d’étudier la fondation des arts martiaux coréens modernes que pratiquement toutes les archives sur les techniques des anciens arts martiaux coréens furent détruites par les forces japonaises qui ont occupé la péninsule coréennes dès 1909. Beaucoup des maîtres modernes prétendent de manière erronée qu’ils peuvent retracer les origines des arts martiaux coréens jusqu'au berceau de cette civilisation. Malheureusement, ce n’est pas le cas du point de vue historique. Il reste seulement deux documents qui nous donnent un aperçu de l’histoire martiale de la Corée : le Moo Yeh Jee Bo et le Moo Yeh Do Bok Tong Gi.

Les conflits entre la Corée et le Japon ne sont pas propre au 20ème siècle. Ils se sont déroulés pendant plusieurs siècles. Entre 1592 et 1598, le Japon tenta d’envahir la Corée, ce qui fut finalement un échec. Vers la fin de ce conflit, on découvrit un texte militaire Chinois appelé Ki Hyu Shin Zu, dont l’auteur était un stratège militaire et art martialiste chinois : Chuk Kye Kwang. Le texte avait été acquis par un militaire japonais mort au combat. Ce texte fut ensuit présenté au roi coréen Sun Jo (1567-1608).

Ces pages décrivaient un système Chinois de combat avec armes et à mains nues, destiné à la guerre. Le roi Sun Jo fut si impressionnée par les méthodes contenues dans ce texte qu’il invita des généraux et maîtres chinois qui utilisaient ce système à visiter sa capitale, ce qu’ils firent. Puis il donna l’ordre à l’un de ses généraux, Han Kyo, de réunir ce qu’il avait appris du texte et des démonstrations et de concevoir un nouveau fonctionnement du champs de batailles. Ce système, écrit en six chapitres, fut crée et publié sous le nom de Moo Yeh Jee Bo ou les applications des arts martiaux, il devint la base de l’art de guerre coréen. Ce texte décrit les techniques suivantes :

Sang Soo Do (le sabre long) ; Jang Chang (lance) ; Dang Pa (lance a trois extrémités) ; Kon Bong (bâton long) et Dung Pa (bouclier).

Le roi coréen Yong Jo (1724-1776) fit réviser ce texte pendant son règne. On renomma le manuel Moo Yeh Shin Bo ou « la nouvelle application des arts martiaux ». Les techniques utilisaient le Bon Kuk Kum (épée droite coréenne), Wae Kum (épée Japonaise), Jee Dook Kum (épée d’amiral), Yee Do (épée courte), Sang Kum (épée a double tranchant), Wae Kum (épée en forme de croissant), Juk Jang (longue lance de bambou), Hyup Do (lance avec lame), Kee Jang (lance porte drapeau), Pyun Kon (long bâton se terminant comme un nunchakou), Kyo Jun (statégie de l’engagement du combat) et Kwan Bop (combat corps à corps).

Sous la direction du roi suivant de Corée, le roi Jung Jo (1776-1800), en 1790, les stratèges militaires coréens Yi, Duk Moo et Park, Je Ga ont encore une fois révisé le texte et ajouté six chapitres au manuscrit portant sur des techniques de combats à cheval. Ma Sang (combat horseback), Ki Chang (spear fighting from horseback), Ma Sang Wol Do (sword fighting from horseback), Ma Sang Sang Kum (twin sword fighting from horseback), Ma Sang Pyun Kon (long staff with shorter end like nunchaka, fighting from horseback), Kyuk Koo (gaming on horseback). Le texte changea de nom et fut appelé Moo Yeh Do Bok Tong Gi, « le manuel d’illustration des arts martiaux ». C’est a ce texte que font appel les maîtres d’arts martiaux Coréens modernes pour trouver leur fondation historique. Ce livre a été publié dans sa forme originale pour les lecteurs du monde entier il y a 20 ans par le Tang Soo do Moo Duk Kwan fondé par Hwang Kee. Il a récemment été traduit en anglais.

Beaucoup de gens, lorsqu’ils entendent parler de ce livre pensent qu’il est la réponse à toutes leurs questions sur le combat. Mais ce n’est malheureusement pas le cas. Les techniques présentées dans ce livre sont extrêmement limitées et les illustrations ne sont pas précises, elles ont été réalisées il y plusieurs centaines d’années.

Ce document permet de comprendre l’évolution historique de la Corée. Mais il a été écrit pour une période différente. C’est pour cela que ce que l’on peut en tirer est basé sur notre propre compréhension des arts martiaux.



en conclusion, l'histoire des AM coréens est chargée de nuages et c'est difficile d'en trouver, contrairement aux arts japonais, européens, ou même d'autres pays, l'origine, et les spécificités techniques Smile





Les synthèses modernes
Chung Do Kwan, Chosun Yun Moo Kwan, Ji Do Kwan, Hap Ki Do, Han Ki Do, Kang Duk Kwon, Moo Duk Kwan, Chang Moo Kwan, Song Moo Kwan, Oh Do Kwan

la plupart de ces synthèses, bien que différentes, étaient, quand on étudie un peu l'histoire des fondateurs, toujours créées pendant une période d'oppression japonaise, caressant le rêve, à un moment ou à un autre, de redorer le blason coréen....


Le problème est que la plupart de ces synthèses modernes sont des dérives d'arts japonais, plus que d'arts martiaux coréens, qui sont un pan entier de la culture de ce pays qui a été perdu. Sad Sad Sad


Le Tang Soo Do, par exemple, est un cas un peu particulier ("la main des Tang") puisqu'il a été fondé sur d'anciens textes de su bakh et sur des positions tenues par des statues, et sur des arts chinois.

Encore un art qui, s'il est certainement très riche, n'est pas issu de l'histoire coréenne, autant que des pays mitoyens...


Je me contenterai de parler de l'histoire du Hap Ki do :


Yong Shul Choi, le fondateur de l’Hapkido est né dans la ville de Yong Dong, province de Choong Chung, près de Taegue en Corée du Sud en 1904. En 1909 débuta l’occupation japonaise. On pense que les troupes japonaises ont assignés Yong Shul Choi au travail forcé au Japon à l’âge de 7 ans. C’était une pratique très répandue à cette période de l’histoire.

Le fondateur de l’Hapkido, Yong Shul Choi, a affirmé dans une entrevue, peu avant sa mort, qu’il avait été enlevé par le propriétaire d’un magasin de bonbons, M. Morimoto, et amené au Japon pour être son fils. Comme il n’aimait pas cet homme, il a fini par s’échapper.

On ne saura jamais ce qui c’est vraiment passé. Si jamais M. Morimoto à réellement enlevé Choi alors ce dernier ne cherchait pas un fils mais un travailleur.

Choi a fini par travailler pour Sokaku Takeda (1860-1943), le 32ème patriarche de Daito Ryu Aikijitsu. Taekeda avait 44 ans et Choi 7. Choi fut appelé Yoshida Asao, un nom japonais. Le surnom de Tatjuttsu qui est considéré comme étant le nom qu’utilisait Choi au Japon n’est pas un nom japonais valable, et il est inapproprié de penser qu’il a porté ce nom.


Choi, désormais employé de Takeda au Japon , n’a pas été traité comme un fils adoptif par Takeda contrairement à ce que sont amenés a penser beaucoup de pratiquants de l’Hapkido. Un fait peu connu est rarement dévoilé est que Choi était en fait au début un homme de chambre puis le serviteur personnel de Takeda.

Nous devons replacer cette association dans son cadre historique afin de comprendre les liens entre Choi et Takeda. Takeda a été le dernier d’un longue et illustre famille de samouraï. Les japonais les considéraient comme la « race divine ». Les coréens étaient vus par les japonais, à cette période comme les personnes que l’on avait vaincu. Takeda, même s’il avait énormément apprécié Choi, n’en aurait jamais fait son fils du fait de ses origines.

Bien sûr, il y a eu des individus influents d’origine coréenne à cette époque qui habitaient au Japon mais on les assimilait d’avantage à la culture martiale japonaise. Malheureusement, Choi ne bénéficiait pas de ce statut et été obligé de vivre en ayant un travail.

Morihei Ueshiba, un contemporain plus âgé de Yong Sul Choi et le fondateur de l’Aïkido a étudé le Daito Ryu Aikijitsu pendant sept ans au moment ou Choi était au service de Takeda. C’est pour cela que beaucoup d’historiens ont fait une comparaison entre les deux arts martiaux. Bien que l’Aïkido et l’Hapkido aient des origines communes, et dans certains cas possèdent des techniques similaires, il existe une différence importante dans la philosophie de l’art martial.

Choi a continué à travailler pendant 30 ans pour Takeda, jusqu'à la mort de ce dernier, le 25 avril 1943. Il prit congé et peu de temps après est retourné à Taegue en Corée.

IL faut noter qu’il n’existe aucun document historique qui atteste que Choi ait appris ou enseigné le Daito Ryu. La légende salon laquelle Choi avait perdu ses certificats en retournant en Corée est fausse car il existe des archives bien conservées de Daito Ryu Aikijitsu au Japon. Choi, de son nom Coréen ou japonais, n’a jamais été dans les registres des étudiants. Ce fait est révélateurs des liens entre Choi et Takeda.


On sait que Choi était sous l'influence de cet art, et que voler un art est monnaie courante. Il existe d'énormes guerres de clocher entre hapkidoistes et aikidokas pour savoir qui aurait capté l'essence profonde du Daito-ryu.

Personnellement, j'aurais tendance à dire qu'on s'en fiche, puisqu'aucun de ces deux arts n'a de rapport réellement profond avec le daito ryu, et n'en est qu'une vague réminiscence...

De la même manière, il sera difficile de savoir quel était le panel technique de Choi.


Le premier étudiant de Choi était un très bon gérant de « brewery » : Suh, Bok Sup. Avant qu’il ne suive l’enseignement de Choi, il avait obtenu son 1er dan de judo, son enseignant était un maître de judo coréen :Choi, Yong Ho. En février 1948, Suh, âgé de 24 ans, a assisté à une bagarre entre Choi, qui avait la quarantaine, et plusieurs hommes. Choi a rapidement vaincu ces adversaires. Impressionné par ses compétences, Suh a demandé à Choi de venir le voir a son bureau et a cherché à en savoir plus sur sa technique. Cela a eu pour résultat que Suh a engagé Choi, qui était avant un pauvre vendeur de galettes et de riz et un fermier depuis son retour en Corée. Choi a fait suivre un entraînement privé à Suh pendant plusieurs années, et a également été le garde du corps du père de Suh, Suh Dong Jin.

Suh Bok Sup a été d’une grande importance par l’aide qu’il a apporté à Choi pour ouvrir sa première école en février 1951. Il a également été sa première ceinture noire. Du fait des bonnes connaissances de Suh en judo, Suh a apporté une bonne partie de ce savoir a ce qui est devenu plus tard l’Hapkido. Beaucoup des techniques de base de prise de bras, d’épaules, de projections utilisées en Hapkido, trouvent leur source dans le judo. Le premier nom qui a été donné au système de self-défense enseigné par Choi était Dae Dong Ryu Yu Sool. C’est la traduction coréenne de Daito Ryu Jujitsu.

Au début, Choi a enseigné une forme très pure de Daito Ryu Aikijitsu à ses étudiants. La plupart des étudiants qui ont suivi ses cours ont tenté de clamer de manière erronée, que le Hapkido provenait d’un ancien art martial coréen. Choi, lui même, ne l’a jamais prétendue.

Au fil du temps, d’autres pionniers des arts martiaux coréens, comme le général Hong Hi Choi (Taekwondo) et Hwang Kee (Tang Soo Do) ont redécouvert et développé des techniques d’attaque du Tae Kyon, leurs découvertes ont influencés certains étudiants de Choi, tel Ji, Han Jae, qui a lentement intégré certaines techniques de poing et de pieds très agressives dans l’Hapkido. Choi ne l’a cependant jamais fait. Les critères du Hapkido sont apparus à travers les différents examens comme les autres arts martiaux. Le nom de Hapkido à également connu certain changement parmi les quels : Yu Kwon Sul, Yu Sool, Ho Shin Mu Do et Bi Sool.

Aujourd’hui le Hapkido est un seul et même art martial tout comme le taekwondo. Avec l’écoulement du temps, chaque professeur et son organisation ont ajouté leur touche. Il y a cependant deux types d’Hapkido. Les premières écoles sont très proches de l’enseignement de Yong Shul Choi. Il s’agit principalement des dojang dans les environs de Taegue en Corée. Ils mettent l’accent sur les clés, les déflections et les projections du Dait Ryu. Les secondes écoles sont proches du grand maître Ji Hong Jae de manière directe ou non. Les techniques de coup de poings, pieds et d’armements associés à l’Hapkido y sont enseignées. Il s’agit des dojang de Séoul et de la plupart des pays occidentaux. L’évolution continue de l’Hapkido est un point positif car elle permet à chaque étudiant d’y trouver satisfaction.
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MessageSujet: Re: Principes des arts coréens, différences entre les arts anciens, et synthèses récentes   Mer 26 Mar - 21:13

Le cas de Ji Han Jae

Ce grand maître est né à Andong, en Corée en 1936. Il a été l’élève de Yong Shul Choi approximativement de 1949 à 1956. Il a ouvert sa première école, An Mu Kwan, en 1957 à Andong. Plus tard cette année là, il a transféré son école à Séoul et l’a appelé peu de temps après Sung Mo Kwan. Il était alors 3ème Dan de Hapkido, alors appelé Yu Kwan Sul.

Le grand maître Ji prétend avoir également étudié les anciens arts martiaux coréens et la méditation avec un moine taoïste appelé Lee le taoïste. Ji affirme qu’il a combiné les techniques de ses deux professeurs et inventé le terme Hapkido en 1959. Cependant, les premiers étudiants de Choi Dojunim disent que le terme Hapkido a d’abord été utilisé par Choi. On ne peut résoudre cette question, qui est d’un intérêt historique faible.

Il est important que lorsque le grand maître Ji est parti à Séoul, il était au centre des arts martiaux coréens modernes. Il était donc exposé aux techniques de coups de pieds les plus avancées qui allaient être intégrées à la self défense. C’est donc lui qui a intégré les méthodes de frappe offensives et défensives les plus avancées à l’Hapkido. Il a également été le premier enseignant à ajouter des armes comme les bâtons courts et moyens, respectivement appelés Don Bong et Jung Bong ainsi que la canne de Hapkido.

Du à sa situation géographique stratégique et à sa personnalité dynamique, il a eu une grande influence sur le développement de l’Hapkido. Il a été l’enseignant de désormais très grand maîtres de l’art comme les grands maîtres Myung Jae Nam, Kwon Tae Mon, Choi Sea Oh, Han Bong Soo pour n’en citer que quelques uns. Il a fait énormément pour développer et répandre l’Hapkido, plus que n’importe qui. C’est également celui qui a eu le plus d’étudiants directs ou indirects. Du fait d’idéologies divergentes, certains de ces étudiants ne souhaitent plus être associés a lui. En conséquence, beaucoup de maître coréens n’y font plus référence comme a leur enseignant, mais à Yong Shul Choi et cela est faux.

En 1969,le grand maître Ji est parti pour la première fois aux Etats-Unis, le grand maître Jhoon Rhee lui a présenté Bruce Lee. Il est apparu dans le film de Bruce Lee intitulé « Game of death ». Il s’est installé aux Etats-Unis en 1984 et a crée Sin Moo Hapkido : « Sin » signifie « les plus grands esprits » et « Moo » signifie « les techniques des guerriers ».

Historiquement , il a été l’un des plus influents et déterminants partisans de l’Hapkido. Il a été l’élève direct de Choi Dojunim. Il n’a donc pas inventé l’art martial. La fondation de l’Hapkido doit finalement être attribuée à Yong Shul Choi.







voici pour l'historique des AM coréens. Je cite mes sources :

http://tambouez.free.fr/atkdv/historif.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hapkido
http://www.amazon.com/exec/obidos/ASIN/0231105665/o/qid=960584639/sr=8-1/ref=aps_sr_b_1_3/103-2305540-8447832/scottshawtheoffi
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bientôt le Tae Kwon Do, et le Tae Kyun qu'on peut encore trouver... Je ferai aussi un truc sur le Son Mû Do, mais c'est encore trop différent pour ce fil.
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La Mariposa

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MessageSujet: Re: Principes des arts coréens, différences entre les arts anciens, et synthèses récentes   Mer 26 Mar - 21:35

Merci beaucoup !

j'ai pas encore tout lu, mais je poste déjà le remerciement sinon j'oublierai.


C'est vraiment triste qu'il n'y ait plus l'histoire de ces arts à disposition, c'est un peu comme si toute leur culture avait perdu son identité Sad
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MessageSujet: Re: Principes des arts coréens, différences entre les arts anciens, et synthèses récentes   Jeu 27 Mar - 0:24

Belle synthèse,en revanche je ne comprends pas pourquoi tu mets sur le même plan Hapkido et Chung Do Kwan,le Chung Do Kwan est juste une orientation du Tae Kwon Do non ?


J'ai oui dire,enfin j'ai lu, que les "maîtres" du Daito Ryû voulaient casser les mains de Choi;et qu'il y avait une histoire par rapport au fait que ce seraient des moines bouddhistes Coréens qui auraient introduit luxations et contrôles articulaires au Japon et qu'au moment de sa mort,en rapport avec ce fait,Takeda aurait dit à Choi "prends le,c'est à toi". Info ou intox Question

En revanche,pas un mot sur le Hwarang Do ? Neutral

Pour les origines des arts martiaux Coréens,on avaient eu une discussion intéressante
ici
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Gauthier

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MessageSujet: Re: Principes des arts coréens, différences entre les arts anciens, et synthèses récentes   Jeu 27 Mar - 1:00

oui, il semblerait, historiquement, que l'origine de ces clés articulaires soit coréenne Smile


pour le "prends le c'est à toi" j'en sais pas grand chose, personnellement, peut-être que Sophitiya pourra le dire...



Chung do Kwan est une synthèse moderne, mais à vocation encore martiale, plus que le Tae Kwon Do, qui est lui même une synthèse vaguement spectacle, vaguement promotion...

tiens je remets un copier coller de mon texte :

je cite wikipédia, qui répète ce que disait le général Choi Hwang Hee :


Citation :
Un match de taekwondo est plus qu’un simple affrontement de force et de talent.

C’est aussi une exhibition esthétique de l’art martial dans une tradition honorable.

Il existe une grande beauté dans le combat libre lorsqu’il est agressif mais contrôlé, dans l’exécution parfaite des formes ou dans le spectacle extraordinaire des coups de pieds volants et des techniques de casse.

C'est sûr, c'est un art de combat...
Citation :


Bien que l’enjeu et l’esprit de compétition des participants soient important, les étudiants devraient également apprécier la rencontre et profiter de cet événement pour lier de nouvelles amitiés dans la fraternité du taekwondo, en échangeant de nouvelles techniques d’entraînement, et partageant ainsi les qualités physiques et mentales de l’art martial avec les spectateurs.

Les compétiteurs prennent souvent le match beaucoup trop au sérieux et gâchent ainsi le spectacle au public et à eux-mêmes par leur manque de fair-play.

Les accolades et les trophées représentent souvent des formes superficielles de reconnaissance.

C’est le respect ressenti par les instructeurs et leurs élèves envers les autres qui contient la plus grande valeur.

Bravo... Belles valeurs, mais sportives



Citation :
Une très grande importance a été placée sur le combat libre.

Bien que le combat libre soit un indicateur de l’entraînement de l’étudiant, il ne peut en aucun cas être le seul critère d’appréciation du niveau technique d’un pratiquant.

Il faut en effet prendre en compte un nombre important de paramètres.

Dans le cas du combat libre, certains instructeurs et étudiants pensent que la victoire ne peut-être acquise qu’en plein contact, avec ou sans équipements de protection.

Certainement, comme dans le cas du kick boxing ou d’autres styles de combat à main ouverte, le contact peut avoir lieu sans risque de blessure grave.

C'est bizarre, on voit pas plus de blessés en kick qu'en rugby...




Citation :
Cependant, un étudiant en taekwondo, en utilisant une technique correcte, peut facilement déboîter la mâchoire d’un adversaire ou causer la mort instantanée en une seule frappe.

Bah putain...



Citation :
La grande majorité préfère le plein contact avec protections.

Il existe un certain nombre de raisons pour lesquelles ceci est inadapté :

1. avec un équipement de protection, il serait nécessaire de couvrir complètement le corps plutôt que quelques points vitaux et armes naturelles. Des protections autour du cou, des dessous de bras, des tempes (atteignables en dépit du port d’un casque) et du visage seraient nécessaires en plus de casques et plastrons.

Le corps tout entier serait protégé et les combattants ressembleraient a des chevaliers du moyen âge. On doit aussi se rappeler que des étudiants capables de casser 4 ou 5 planches avec un coup de poing ou un coup de pied, peuvent causer de sérieuses contusions.

1. la liberté de mouvement serait grandement réduite et les protections deviendraient un fardeau pour les personnes légères.
2. le nombre des armes d’attaque utilisables serait limité. Avec des gants de boxe par exemple, il serait impossible d’utiliser le tranchant de la main ou le revers du poing ou le bout des doigts.
3. La vitesse et la précision deviendraient des critères inutiles.
4. Il serait impossible d’utiliser des techniques spéciales, par exemple, les coups de pied volants.
5. Le plein contact interdirait la compétition aux femmes, aux seniors, aux enfants et aux handicapés.
6. Les protections élimineraient la douleur, ce qui induirait une action réflexe dans les techniques de blocage. La douleur est la plus pénible mais la plus efficace des aides pour bâtir ténacité, courage et fierté.

La méthode adéquate pour tester le talent et la puissance d’un étudiant est de conduire une rencontre proposant des tests cohérents d’habileté, ce qui inclus combat libre, formes, tests de puissance, et techniques spéciales.

Grâce au combat libre, on testerait le courage, l’agressivité, l’esprit, la précision et la vitesse ; grâce aux formes, on testerait l’équilibre, la beauté et la concentration ; grâce a la casse, on testerait la puissance et grâce aux techniques spéciales, on testerait la coordination, les talents acrobatiques et la résolution.

ça se passe de commentaires, je crois...


On a un fondateur qui, d'une part, n'avais jamais touché un seul art martial coréen tradi (il était disciple de Gichin Funakoshi)...

Venant d'un shotokan dégénéré avec de la gym, il a fabriqué un truc qu'il présente à l'armée en disant qu'on peut combattre, en disant clairement que son art ne peut pas être entraîné comme un art de combat, mais comme un art de spectacle...


Le souci est que son passé chez Funakoshi est passé sous silence...
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MessageSujet: Re: Principes des arts coréens, différences entre les arts anciens, et synthèses récentes   Jeu 27 Mar - 1:05

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MessageSujet: Re: Principes des arts coréens, différences entre les arts anciens, et synthèses récentes   Jeu 27 Mar - 10:12

Petite précision concernant Sokaku Takeda, il est "officiellement" connu comme le 35ème Soke de l'école Daito-Ryu, pas 32ème.

Secondo, en effet, le fondateur du Hapkido n'apparaît dans les Eimoroku qui sont conservés dans la famille Takeda, il faut quand même préciser quer certains registres ont été égarés.

En vérité, il existe une petite polémique sur les relations Daito/Hapkido. Globalement les Hapkidoka reconnaissent le Daito comme une source importante d'inspiration dans la création de leur art, mais certains styles se réclament d'une origine purement Coréene.


Dernière édition par Ashura le Jeu 27 Mar - 19:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Principes des arts coréens, différences entre les arts anciens, et synthèses récentes   Jeu 27 Mar - 18:43

Gauthier,je croyais que le Chung Do Kwan n'était qu'une "mouvance" du Tae Kwon Do,par exemple celui que j'ai pratiqué (un peu) c'était du TKD de l' "école" Chung Do Kwan,mais apparemment vous considérez le Chung Do Kwan comme un AM à part entière ?
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DC



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MessageSujet: Re: Principes des arts coréens, différences entre les arts anciens, et synthèses récentes   Jeu 27 Mar - 19:00

Bonjour,

J'aimerais réagir à certains points de ce topic et c'est pourquoi je viens de m'inscrire. Mon pseudo est DC et, comme je ne compte pas venir trop souvent sur ce forum (faut bien choisir quand le temps manque), vous voudrez bien me pardonner de zapper la présentation (que vous pouvez trouver par ailleurs sur Kwoon).

Citation :
Le Tae Kwon Do, finalement, est réellement un cas à part...
Finalement, quand on regarde les AM coréens contemporains, ce n'est pas tellement le cas. Et même quand on regarde l'histoire des AM d'avant la seconde guerre mondiale, ce n'est pas non plus le cas à mon avis. Pourquoi dis-tu donc que c'est un cas particulier ?

Citation :
on y trouve le Su Bakh et le Tae Kyun, ainsi que la pratique des Hwarang.
Je trouve ce début d'inventaire très limitatif, notamment parce que ces noms sont des génériques recouvrant des réalités très différentes selon les régions et les époques. En complément d'info, Le terme de Subak (수박, 手拍 ou 手搏) est apparu dans le Samguk Sagi (三國 事記, XIème siecle) , puis dans le Goryeosa ( 高麗史). Les termes Subyeokta (수벽타, 手癖打) et Subyeok Chigi (수벽치기, 手癖打, mêmes Hanja) sont apparus dans Haedong Jukji (해동죽지, 海東竹枝) ou il est dit : 舊俗有手術 古自劍技而來 對坐相打兩手去來如有一手失法則便打倒 名之曰수벽치기 "Le Subyeok Chigi est une boxe (technique manuelle) issue du sabre, il est fait usage exclusif des deux mains, si une main est utilisee ce n'est plus du Subyeok" ; puis il apparait dans Jaemulbo (재물보, 才物譜, 1798). En clair, le Subak se serait divisé en Taekkyeon et en Subyeok chigi et survivaitau travers de ces deux écoles toujours en activité en Corée (même si pour la deuxième, on peut la suspecter d'être un peu trop récente) .

Citation :
Le Tae Kyun existe dans une forme moderne comparable à du folklore en pyjamas, hélas... mais il reste encore quelques connaisseurs...
Et tu dis que tu pratiques le Taekkyeon Question Rolling Eyes Le Taekkyeon est une discipline vivante, pratiquée par de nombreuses personnes (jeunes et vieux) en Corée (et même un peu en dehors). Sa forme est certes moderne (mais par rapport à quoi ? les éléments de comparaison manquent). Donc bien au delà d'un folklore, c'est un AM, un sport de compétition et une tradition (seul AM reconnu comme héritage culturel intangible en Corée). Bref, ton point de vue me semble réducteur...

Citation :
raison pour laquelle sont pays ne pouvait venir à bout de Koguryo, Paekche et des T’ang.
Juste une précision pour les T'ang : certes, l'obsession était de conquérir Baekje et Goguryeo, mais concernant l'imposant voisin chinois (donc de culture différente), le but était de ne pas se faire contrôler par lui (comme ce fut le cas pour le Vietnam), pas de le mettre à terre, ce que la Corée dans son ensemble n'aurait pas pu réaliser. Et même si par miracle il l'avait vaincue, il n'aurait jamais pu l'assimiler (a contrario, ce sont les Mongols qui, installant la période Yuan, se trouvèrent assimilés dans la culture chinoise...).

Citation :
Ces hommes choisis, désormais appelés Hwa Rang, ont été entraînés à toutes les formes de combats martiaux, alors qu’ils poursuivaient leurs études dans le Bouddhisme, la science du Ki et les arts. Leur formation en arts martiaux comprenait l’escalade de montagnes périlleuses et la natation dans des rivières agitées pendant les mois les plus froids de l’année afin de permettre le développement de leur corps.
Quant à l'éducation des Hwarang, on ne sait pas grand-chose que ce qui a été dit dans le Samguk Yusa et dans le Samguk Sagi, ainsi que par des allusions dans certains rapports chinois de l'époque. Tout au plus sait-on par ces supports qu'ils pratiquaient le Subak, l'escrime, le tir à l'arc et l'équitation, en sus d'une éducation bouddhiste (probablement teintée de Confucianisme pour le côté obéissance au Roi). Je suis donc curieux de tes sources Neutral

Citation :
Dans des bouquins de Rolland Habersetzer, il est même fait mention des Sul-sa, l'équivalent des ninja, en coréen, mais sans que leur nom soit trouvable ailleurs sur le net... à prendre donc avec précaution, l'info Wink. Ce qui est sûr, c'est que si les sul-sa ont existé, il n'y a pas de raison historique pour que leur pratique ait quoi que ce soit à voir avec le ninjutsu, et à fortiori, le ninjutsu moderne.
Les Sulsa, grand mystère, hein ? Sulsa (술사, 術士) désigne une personne accomplie dans une (des) technique(s) ou la magie (autre sens ancien de Sul). Ce qui n'a pas de lien sémantique spécifique avec un art d'espionnage. On parle aussi d'Amja (암자, 暗者) = homme de l'ombre. Jamais entendu parler ailleurs que dans le Hwarangdo, même pas dans une expression. Cependant, la Corée a eu son lot d'espionnage, de meurtres et de "renseignement militaire", comme les autres (on en trouve des traces dans les classiques et dans les rapports administratifs, à différentes époques). Des techniques genre Ninjutsu ont dû exister à l'intérieur des programmes d'écoles militaires rattachées au trône ou à des familles politiquement influentes (hypothèse personnelle qui me semble très probable). Quant aux relations entre les Coréens et les Japonais, elles ont été très fortes de l'installation du Yamatô jusqu'à la période qui nous intéresse ici (VIIème-VIIIème siècle : unification de la Corée et exode massif de gens de Baekje principalement). Des relations diplomatiques, commerciales, culturelles et militaires, en l'occurrence. A noter que ces "échanges" étaient plutôt à sens unique en ces temps-là, le japon ne commençant qu'à se former.

Citation :
origine des coups de pied ? d'une part, les coups de pieds devaient probablement être différents de ceux du tae kwon do, mais là je ne vous apprends rien : les coups de pieds destinés à frapper et à frapper fort au travers d'une armure ne sont pas les mêmes que ceux pour la touche !
Origine des coups de pieds ? On ne sait pas, ça remonte à la nuit des temps (cetrtainement quand on était encore des quadrumanes...). Mais qu'entends-tu par origine ? Systématisation (notamment par le biais du Taekkyeon) ?

Citation :
Chaque troupe du Hwa Rang était généralement composée d’une centaine d’hommes. On imagine donc que les techniques n'étaient là encore, pas des techniques de duel, mais des techniques de batailles.
Les troupes étaient formées de Hwarang et de Rangdo, que tu as oubliés. Ces derniers étaient la piétaille rattachés à la famille nobiliaire du Hwarang cependant que le Hwarang était à dos de cheval. Les techniques des Hwarang n'étaient donc pas des techniques de mêlées mais des techniques de combat à cheval (Masang musul) + des notions de stratégie/tactique pour diriger ses troupes.

Citation :
Le déclin du Hwa Rang a commencé vers la fin du 7ème siècle, jusqu'à atteindre l’inexistence virtuelle. Ils étaient plus reconnus comme un groupe spécialisé en philosophie Bouddhiste, soins curatifs et poésie, que comme un groupe de soldats. Bref, des tanches qui ne combattent pas vraiment mais qui se la racontent...
Bon, au delà du langage que je trouve cavalier, ce que tu dis est faux : le déclin des Hwarang s'effectue vers le début de l'ère Goryeo, soit vers le X-XIème siècle. Après ça, il n'y avait plus aucun Hwarang pour "se la raconter". il n'y a plus eu que des formations familiales, voire régionales mais plus de corps d'enseignement militaire à un niveau national.

...

A approfondir, donc...
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MessageSujet: Re: Principes des arts coréens, différences entre les arts anciens, et synthèses récentes   Jeu 27 Mar - 19:08

Personnellement, moi je considère le CDK comme une sorte de TKD traditionnel, orienté martial. Un peu comme un shotokan genre ITKF


si tu regardez Lee Kyu Hung, par exemple, le mec se débrouille pas mal dans ce genre de trucs... il vient pas du tae kwon do, mais peut être pas non plus du Chung Do Kwan, mais d'un truc qui a la même mouvance, un peu plus orientée tradi que compète.


Il est quand même plus propre que Kytu Dang, qui est un bon athlète, mais pas forcément ultra structuré...

enfin moi j'aime bien : une vidéo du bonhomme Smile

http://fr.youtube.com/watch?v=1XPv1wOKndc&feature=related

(notez qu'il a de bons doigts, l'enfoiré)
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MessageSujet: Re: Principes des arts coréens, différences entre les arts anciens, et synthèses récentes   Jeu 27 Mar - 19:35

La suite, donc (après m'être reposé les doigts Laughing )

Le Subak... n'est pas le premier AM documenté de Corée, c'est le Ssireum. Quant à dater une école de l'époque de Dangun (-2333 avant JC pour info), c'est commode car légendaire mais pas très sérieux... Quant aux peintures tombales représentant des actes martiaux, ça peut représenter n'importe quel AM, il n'y a pas de nom dessus : j'ai donc vu dans des bouquins du Gukki-weon que c'étaient des peintures représentant des Taekwondo-in MDR...

Le Yusul... n'est pas un AM, ni une école mais un concept qui vient en opposition au Gangsul (principe de force). Ainsi, on retrouve du Yusul dans le Taekkyeon ou dans le Subyeok chigi. Et à ma connaissance, on n'a jamais enseigné le Yusul tout seul à l'instar du Chinna dans les AM chinios...

Citation :
Evidemment, bien que cela soit une possibilité, il est difficile de trouver les traces de contact, et il n'est pas rare que des cultures se développant conjointement arrivent en même temps au même résultat technologique (la science de l'anatomie progressait un peu à cette époque aussi).
Au contraire, on trouve de nombreuses traces de contact entre la Corée et le japon et même s'il n'y est pas fait mention explicitement des AM, il est plus que probable que ceux-ci ont été exportés de la Corée vers le Japon avant l'unification des 3 Royaumes, notamment via lapreuve des sabres et des chevaux... Qu'après, le japon se soit mis en contact avec la Chine et ait fait ses propres développements, c'est aussi indéniable.

Citation :
Pendant cette période, Tae Kyon a remplacé le nom de Su Bak. On écrivait Tae Kyon avec les caractères chinois signifiant « Pousser l’épaule ».
Faux, Taekkyeon et Subak sont distincts, aussi bien temporellement que techniquement et nominativement. Ce qui est le plus probable, c'est que le Taekkyeon est une subdivision du Subak, une spécialisation de celui-ci dans les coups de pied (à des fins de tournois, de concours militaires ?)

Citation :
une famille de militaires, s’est emparée du pouvoir et a supprimée les idéaux Bouddhistes.
Raccourci important : en réalité, cette dynastie n'a pas supprimé les idéaux bouddhistes mais s'est attaqué à son pouvoir temporel : son influence à la cours, ses terres, ses richesses, sa corruption. Elle a d'autre part préféré installer le Néoconfucianisme de manière à asseoir son autorité. Le Bouddhisme n'a pas été rejeté, il a continué son activité, même s'il n'était plus religion d'Etat, il ne faut rien exagérer...

Citation :
la domination mongolienne
On dit : domination mongole, pas mongolienne Razz

Citation :
Plusieurs écoles de Kung Fu de Chine et de Karaté du Japon ont existé de manière discrète en Corée sous cette dynastie.
Ou pas discrètement, d'ailleurs... La particularité de la Corée de cette époque (XVIème siècle), c'était d'être un lieu de passage entre Chine et Japon; De ce fait, elle put capter de nombreux aspects de ces deux cultures (notamment martiales), les réarrangeant à sa mentalité. La Corée n'a jamais nié (sauf à la fin de la WWII) avoir reçu de nombreuses influences, sa force a toujours été d'avoir su préserver son identité tout en se nourrissant de celle des autres.

Citation :
Bien que non pratiqué par le citoyen moyen, le Tae Kyon correspondaient aux techniques de combat à main nue utilisées habituellement par l’armée coréenne.
Encore faux... Le Taekkyeon est resté un art populaire malgré les interdictions non pas de le pratiquer mais de faire des tournois (source de corruption liée au jeu). Il a subi de nombreuses modifications selon les régions, les villages, les familles (dont les Yangbang, familles nobles, ayant chacune leur art familiale). Quant aux militaires, il faut distinguer la piétaille qui était principalement constituée de conscrits (donc des paysans) et les officiers, plus versés dans les armes et la cavalerie, pour qui les AM à mains nues étaient un complément de formation (pas la base) destiné à passer les concours d'avancement.

Citation :
C’est pourquoi le développement et la transmission du Tae Kyon prirent fin.
Re-faux : le Taekkyeon ne semble pas avoir été interrompu, selon ses pratiquants. Son enseignement s'est poursuivi malgré la répression, de manière plus confidentielle et à un nombre d'élèves certes plus restreint. Mais on ne peut pas parler d'interruption de la transmission. A contrario, si le Taekkyeon s'était interrompu, pourquoi pas la langue, l'écriture, la culture ?
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MessageSujet: Re: Principes des arts coréens, différences entre les arts anciens, et synthèses récentes   Jeu 27 Mar - 21:04

Bonjour DC !


merci beaucoup, tu sembles bien plus calé que moi en la matière (moi j'ai cité mes sources, la plupart des propos sont des trucs condensés d'autres sites Smile )



c'est super de ta part d'avoir corrigé certaines erreurs.

Pratiques-tu le Tae Kyun ?
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MessageSujet: Re: Principes des arts coréens, différences entre les arts anciens, et synthèses récentes   Jeu 27 Mar - 21:10

Oui bah Sophitiya, ce serait bien de dire ce qui vient de quel site, ce qui vient de tes interprétations personnelles, etc...


juste par clarté Smile

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MessageSujet: Re: Principes des arts coréens, différences entre les arts anciens, et synthèses récentes   Jeu 27 Mar - 21:17

Suite...

Citation :
Dans celle de Muyong Chong, une peinture décrivait deux homme face à face dans une position de combat. La peinture murale de la tombe de Kakchu Chong décrivait elle une scène de combat entre deux hommes.
Seul problème, Muyong signifie Danse et on est à peu près sûr que ce sont des scènes de danse qui y sont représenté. Gakchu représente un coup de pied, comme son nom l'indique...

Citation :
Kum Gang Yuk Sa
Geumgang Yeoksa n'est pas un guerrier légendaire mais deux gardiens (금강역사, 金剛力士, signifiant Force du Diamant en raccourci) du panthéon bouddhiste.

Citation :
Il reste seulement deux documents qui nous donnent un aperçu de l’histoire martiale de la Corée : le Moo Yeh Jee Bo et le Moo Yeh Do Bok Tong Gi.
Non, il en reste quelques autres, fort heureusement. Voir mon blog sur kwoon pour un lien vers le Muye Jebo Beon'yeok Sokjip. Voilà pour des descriptifs martiaux. Quant à l'histoire martiale (i.e. militaire de la Corée), de nombreux livres d'histoire subsistent.

En plus, pitié, merci d'utiliser le RR2000 pour les mots coréens, les transcriptions à l'américaine, ça arrache les yeux...

Citation :
Ce livre a été publié dans sa forme originale pour les lecteurs du monde entier il y a 20 ans par le Tang Soo do Moo Duk Kwan fondé par Hwang Kee.
Faux, il en existait d'autres versions en Hangeul bien avant. Hwang-gi, à part sa mythomanie, n'a pas développé grand-chose...

Citation :
en conclusion, l'histoire des AM coréens est chargée de nuages et c'est difficile d'en trouver, contrairement aux arts japonais, européens, ou même d'autres pays, l'origine, et les spécificités techniques
Vrai et faux : les sources sont peu nombreuses. Mais je dirais pour les AM japonais, qu'à part leurs Makimono, le reste est tradition orale et fortement sujet à caution. Leur force est d'avoir su pérenniser des écoles et des tradition, là où le Coréens sont beaucoup plus informels et bordéliques. Quant à la France, il existe de nombreux manuels et récits historiques mais aucune école n'a survécu non plus...

Citation :
Le problème est que la plupart de ces synthèses modernes sont des dérives d'arts japonais, plus que d'arts martiaux coréens, qui sont un pan entier de la culture de ce pays qui a été perdu.
En quoi est-ce un problème ? Les Coréens sont très pragmatiques, ils prennent ce dont ils ont besoin là où ils le veulent, sans se poser de question. C'est leur force. En outre deux points : 1- tu fais abstraction des influences non négligeables des AM de Chine. Faut pas se focaliser que sur le Japon. 2- comme tu le dis, il reste un fond coréen spécifique qui différencie ces synthèses de leurs origines étrangères.

Citation :
Le Tang Soo Do, par exemple, est un cas un peu particulier ("la main des Tang") puisqu'il a été fondé sur d'anciens textes de su bakh et sur des positions tenues par des statues, et sur des arts chinois.
A mon avis, le Tangsudo est une arnaque intellectuelle au même titre que le Subakdo... Rien ne prouve les dires de Hwang-gi à ce sujet et ses dires ont déjà été mises à mal par de nombreux historiens des AM.

...


Pour le Hapkido, on ne saura jamais ce qui s'est réellement passé. Tout ce qu'on sait c'est qu'un Coréen est revenu du Japon avec des techniques martiales différentes de ce qu'on connaissait en Corée, point. A-t-il même rencontré Takeda, Choi l'affirme en tous cas. Sa maîtrise technique a été confirmée par de nombreux élèves, il n'avait donc pas un niveau basique. Ce que démontrent ses élèves directes à Daegu à des saveurs Aiki très fortes (contrairement à ce qui se fait à Seo'ul, j'y reviendrais).

Que les Japonais réfutent son appartenance au Daitô-ryû (liens avec des réseaux nationalistes) et que des Coréens voudraient ne voir dans le Hapkido que des racines coréennes (rejet anti-japonais), rien que de très normal en cette période d'après-Guerre. Notons qu'aujourd'hui même, les relations entre ces deux pays ne sont toujours pas détendues.

Citation :
voler un art est monnaie courante
Explique-moi comment faire parce que j'essaye toujours de voler le Hapkido mais je n'y parviens pas Razz S'approprier l'école est peut-être ce que tu voulais exprimer ?

Citation :
Personnellement, j'aurais tendance à dire qu'on s'en fiche, puisqu'aucun de ces deux arts n'a de rapport réellement profond avec le daito ryu, et n'en est qu'une vague réminiscence...
Alors là, permets-moi de n'être pas d'accord. Concernant l'Aikidô, le Daitô est sa colonne vertébrale. Ueshiba a pu étudier le Yagyû Shingan, le Kitô-ryû et d'autres, il a toujours revendiqué plus fort ses liens avec Takeda... Quant au Hapkido, regarde des videos de maîtres de Daegu (Hapkiyusul par exemple) et tu verras plus de similitudes avec le Daitô qu'avec le Taekkyeon... Des liens profonds (au niveau technique, j'entends) sont palpables... Le Hapkido ne se limite pas à ce qu'en a fait JI Han-jae, il existe plusieurs Hapkido différents (ah, je viens de voir que tu en parles à la fin de ton post).

Citation :
De la même manière, il sera difficile de savoir quel était le panel technique de Choi.
Bien, si. Au travers de ses étudiants et de leurs témoignages... (voir une interview de RIM Jong-Bae ou de KIM Jung-Ki qui a même mis un film en ligne.

Citation :
Le premier nom qui a été donné au système de self-défense enseigné par Choi était Dae Dong Ryu Yu Sool. C’est la traduction coréenne de Daito Ryu Jujitsu.
Je n'ai pas la même information que toi. Pour moi, il appelait son art sobrement : Yawara (qui est une autre façon de prononcer Jûjutsu), sans nommer directement le Daitô. En 1951, il était passé au Hapkiyugweonsul, ce qui traduit déjà que son art n'était pas seulement un Yusul mais un Yusul et un Gweonsul (une boxe)...

Citation :
Au fil du temps, d’autres pionniers des arts martiaux coréens, comme le général Hong Hi Choi (Taekwondo) et Hwang Kee (Tang Soo Do) ont redécouvert et développé des techniques d’attaque du Tae Kyon
Ca reste à prouver. Selon la biographie de Choi Hong-hi, celui-ci n'a tâté du Taekkyeon que dans sa prime jeunesse par le biais de son professeur de calligraphie dans un but thérapeutique. Quant à Hwang-gi, il n'a jamais prouvé aucun contact que ce soit avec le Taekkyeon, ne serait-ce qu'en donnant le nom de son prof...

Citation :
Ji, Han Jae, qui a lentement intégré certaines techniques de poing et de pieds très agressives dans l’Hapkido.
2 points : 1- c'est faire abstraction de Kim Mu-hong et d'autres experts. 2- il existe des frappes dans le Daitô-ryû et Choi Yong-sul ne les ignorait pas (il en a démontré beaucoup mais je ne crois pas qu'il faisait de doubles coups de pied sautés...)

Citation :
Les critères du Hapkido sont apparus à travers les différents examens comme les autres arts martiaux.
Pas compris ce que tu voulais dire Embarassed

Sinon, pour te répondre, j'ai pratiqué le Taekkyeon 4 fois dans ma vie : 1 fois en 1999 quand Lee Kwan-young avait fait venir Lee Yong-bok à Paris, 2 fois en Corée et 1 fois encore quand Jean-Sébastien Bressy, actuellement en formation instructeur en Corée, est venu faire une série de stages en France à la fin de l'année dernière.

A+

@La Mariposa,
Ne t'inquiète pas, toute la culture coréenne n'a pas disparu même si les Japonais ont fait de gros efforts en ce sens. Mais il est clair que beaucoup a été perdu.

@Ungern Khan,
Pas entendu parler de ces histoires de cassage de poignet, tu as une source ?
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K.



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MessageSujet: Re: Principes des arts coréens, différences entre les arts anciens, et synthèses récentes   Jeu 27 Mar - 21:42

@DC: je cite le passage de mon bouquin,mais en citant l'auteur,je risque de lancer un débat....explosif,et vu les à priori sur l'auteur (perso,je n'ai aucun niveau en Hapkido donc je me garde bien de juger) j'ai peur que direct ce soit passé à la trappe Neutral Enfin j'le met quand même.

"La mort de ce dernier (NDM:Takeda) en 1943 et l'indépendance de la Corée en 1945 poussèrent Choià rentrer au pays;mais dans un tel contexte,il était impensable qu'un Coréen fut à la tête d'une école de Ju Jutsu comme celle de Maître Takeda. Etant donné son niveau,de peur qu'il ne propageât dans son pays les techniques apprises au Japon,certains pensèrent même à lui couper les mains". Ben je me souvenais mal,c'étaient de coupures de main dont il était question.

Petite remarque:moi sur mon livre,j'ai 20pages d'histoire du Hapkido,et encore ça m'a l'air pas exhaustif (mais complet) donc ptete que le Hapkido aurait mérité un sujet seul.....

Pour la filiation Corée/Japon des luxations,j'ai une autre piste: à l'époque du royaume de Silla,un gars du nom de Weon Ei Kwang serait arrivé au Japon et aurait enseigné les techniques de clés et luxations à la famille de Mapu Minamoto et que cela serait arrivé à la famille de Takeda....m'enfin,même sur le bouquin;il y a une interrogation quant à l'exactitude de ces dires qui ne sont que suppositions '-_-

Si ça peut aider,il est également fait mention que Choi se serait entraîné avec Ueshiba......

Ah oui,mon livre est "Hapkido,Art Coréen d'autodéfense", de Maître Rémi Mollet. Razz

DC a écrit:
un Gweonsul (une boxe)


Qu'entends tu par boxe exactement ? Un système de percussions ? As tu d'autres exemples ? Merci....
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Gauthier

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MessageSujet: Re: Principes des arts coréens, différences entre les arts anciens, et synthèses récentes   Jeu 27 Mar - 21:52

@ DC : pour les moines bouddhistes qui auraient importé les clés, j'en avais entendu parler par mon prof d'Hankido... mais je n'ai pas la source, je ne peux pas confirmer les dires de Ungern Wink


pour "voler" un art, je pense qu'elle parlait de choper des principes que ton prof t'explique pas, parce qu'il n'en a pas envie ou ne prend pas cette peine... Beaucoup d'élèves de Takeda disaient avoir capté l'aiki, à force de pratiquer avec lui, même s'il n'expliquait pas.

je me trompe, Sophitaya ?




Tu pourrais développer sur Choi Hwang Hee ? ça m'intéresse énormément ?
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MessageSujet: Re: Principes des arts coréens, différences entre les arts anciens, et synthèses récentes   Jeu 27 Mar - 22:11

Citation :
: je ne peux pas confirmer les dires de Ungern


Moi non plus Laughing Tout ça est sujet à caution mon pote....j'pense que personne ne le saura jamais....
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MessageSujet: Re: Principes des arts coréens, différences entre les arts anciens, et synthèses récentes   Ven 28 Mar - 13:45

Ungern Khan a écrit:


"La mort de ce dernier (NDM:Takeda) en 1943 et l'indépendance de la Corée en 1945 poussèrent Choià rentrer au pays;mais dans un tel contexte,il était impensable qu'un Coréen fut à la tête d'une école de Ju Jutsu comme celle de Maître Takeda. Etant donné son niveau,de peur qu'il ne propageât dans son pays les techniques apprises au Japon,certains pensèrent même à lui couper les mains". Ben je me souvenais mal,c'étaient de coupures de main dont il était question.

Petite remarque:moi sur mon livre,j'ai 20pages d'histoire du Hapkido,et encore ça m'a l'air pas exhaustif (mais complet) donc ptete que le Hapkido aurait mérité un sujet seul.....

Pour la filiation Corée/Japon des luxations,j'ai une autre piste: à l'époque du royaume de Silla,un gars du nom de Weon Ei Kwang serait arrivé au Japon et aurait enseigné les techniques de clés et luxations à la famille de Mapu Minamoto et que cela serait arrivé à la famille de Takeda....m'enfin,même sur le bouquin;il y a une interrogation quant à l'exactitude de ces dires qui ne sont que suppositions '-_-

Si ça peut aider,il est également fait mention que Choi se serait entraîné avec Ueshiba......

Ah oui,mon livre est "Hapkido,Art Coréen d'autodéfense", de Maître Rémi Mollet. Razz

Je n'ai jamais entendu dire que les Maîtres de Daito-Ryu qui sont d'ailleurs tous morts aujourd'hui aient cherché à couper les mains de Choi, cela me semble improbable au moins pour une bonne raison: il n' y avait pas d'unité entre les principaux élèves de Sokaku, les principales figures post Sokaku n'étaient pas proches et encore moins amis, ils ont développé leurs différentes associations sur des voies complètement parralèles, de surcroît, ils ont tous étudié avec Sokaku à des époques différentes et dans des lieux différents. Le seul qui a réussit à garder une quelquonque cohésion a été Tokimune, le fils de Sokaku qui a réussit à tisser des liens avec Takuma Hisa. Je crois que Hisa et dans une certaine mesure Sagawa ont conservé des contacts avec Tokimune plus par respect pour Sokaku que par volonté délibérée.

En ce qui concerne les luxations, vous imagniez aisément qu'il n'existe pas un seul Japonais pour admettre que les luxations articulaires soient d'origine Coréene, je pense personnellement que les luxations ont existé dans chaque civilisation, occidentales ou orientales et que c'est là un débat qu'il est inutile de lancer.

Enfin, quand on parle de voler la technique dans l'acceptation japonaise de la formule, il s'agit en effet d'en capter son essence, son principe. L'ancienne méthodologie ne consistait pas à donner beaucoup de détails sur comment effectuer une technique mais s'attachait plutôt à la maîtrise du principe. Le JuJutsu Nippon n'est pas composé d'un ensemble de techniques disparates dont les principes sont parfois en porte à faux les uns avec les autres mais au contraire d'un grand principe commun sur lequel viennent s'articuler toutes les techniques. A l'époque, l'enseignant ne donnait pas d'explications, il montrait la technique, la faisait subir mais ne donnait pas d'explication argumentée. Ainsi, s'opérait une sélection naturelle, les élèves qui suivaient "prenaient" tout ce qu'il leur était possible de prendre, les autres, moins doués, qui s'investissaient le moins dans leur pratique quittaient progressivement le Dojo et leur Maître.

C'est ainsi que sur les 30.000 élèves recensés de Sokaku, une poignée finalement a réussit à se frayer un chemin dans le Daito-Ryu.
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MessageSujet: Re: Principes des arts coréens, différences entre les arts anciens, et synthèses récentes   Ven 28 Mar - 14:21

oui... l'origine des luxations, c'est un peu comme l'origine des arts martiaux pour ceux qui arguent encore pour savoir si ça vient de Shaolin, de la Grèce, ou de l'Inde Razz


on se doute bien que s'il y a des similitudes, c'est aussi parce qu'il n'y a pas 36 manières de tuer quelqu'un et de lui péter le bras... pas que parce qu'il y a eu des liens
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MessageSujet: Re: Principes des arts coréens, différences entre les arts anciens, et synthèses récentes   Sam 29 Mar - 2:31

@Ungern Khan,
Je n'ai ni l'envie, ni la prétention de critiquer M.Mollet, tout ce que je peux dire c'est que je n'ai pas aimé son bouquin mais ça ne regarde que moi. Ceci étant dit, comme Ashura, je n'ai jamais entendu, ni lu quoi que ce soit qui s'approche de cette phrase. Et pour les mêmes raisons qu'Ashura a donné, je la trouve hautement improbable (ou alors un jeune allumé, éventuellement qui n'aurait pas été plus loin que le stade de la parole puisque Choi a gardé ses mains jusqu'à sa mort)...

J'en profite pour tordre le cou à cette légende du moine Won Eui-gwang qui est certainement une erreur de traduction. Ce nom s'écrit avec les Hanja suivants 源 義光. Or, je vous annonce (roulements de tambours...) que ces Hanja se lisent en japonais MINAMOTO no Yoshimitsu (1045-1127), guerrier de son état (vous pouvez le vérifier auprès de n'importe quel japonisant pour la lecture des Kanji et auprès de n'importe quel coréanisant pour la lecture des Hanja). Par contre; ce Bûshi avait un autre nom comme il était coutume à l'époque d'en avoir plusieurs (à la naissance, dans la vie civile, nom de "guerre", nom posthume), un autre nom bien plus intrigant : SHINRA Saburô Yoshimitsu (新羅 三郞 義光) avec les Kanji de Shinra étant strictement les mêmes que ceux désignant le royaume de Shilla... et je ne crois pas aux coïncidences. Cet élément, ajouté à nombre d'autres preuves (chevaux, métaux, etc), accrédite à mes yeux la forte relation entre les guerriers à l'origine du Yamato et la péninsule coréenne.

Or la famille Takeda rattache ce guerrier à sa généalogie (voir n'importe quel site de Daitô présentant un historique). Mais entre l'Aikijutsu de Takeda Sokaku et le Bûjutsu de Yoshimitsu, plusieurs siècles ont passé. Donc si la Corée a transmis le Subak au Japon (on trouve d'ailleurs aussi le terme Shuhaku, lecture japonaise des Hanja du Subak, dans l'histoire des AM japonais, faites une recherche), ce qu'il en subsiste dans l'Aikijutsu du 20ème siècle reste un mystère d'une part et probablement sa partie congrue d'autre part.

Pour la partie Gweonsul, je dirais que Choi clame n'avoir rien appris en dehors du Daitô et on imagine qu'il ne savait faire que clés et projections. Mais on aurait tort de considérer que le curriculum du Daitô-ryû ne contient que clés et projections. Demandez à Ashura, la partie Kempô existe de manière assez développée et on risque de trouver plus de similitudes entre les frappes du Hapkido et les frappes du Daitô qu'on ne pourrait le penser de prime abord... J'irais d'ailleurs faire un saut à Malakoff pour tenter une vérification de ce point sous peu.

...

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MessageSujet: Re: Principes des arts coréens, différences entre les arts anciens, et synthèses récentes   Sam 29 Mar - 7:57

DC a écrit:


Pour la partie Gweonsul, je dirais que Choi clame n'avoir rien appris en dehors du Daitô et on imagine qu'il ne savait faire que clés et projections. Mais on aurait tort de considérer que le curriculum du Daitô-ryû ne contient que clés et projections. Demandez à Ashura, la partie Kempô existe de manière assez développée et on risque de trouver plus de similitudes entre les frappes du Hapkido et les frappes du Daitô qu'on ne pourrait le penser de prime abord... J'irais d'ailleurs faire un saut à Malakoff pour tenter une vérification de ce point sous peu.

...

La suite plus tard, ma tendre moitié ayant besoin du poste... Razz


Tout à fait cher DC, le Daito-Ryu ne se compose pas exclusivement de Kansetsu waza et de Nage waza, les Atemi waza tiennent une place prépondérante dans notre style et même les Keri waza (coups de pieds sont très présents). Il existe en effet une partie Kempo et un important programme de renforcement musculaire qui s'effectue en donnant et en recevant des coups sur le corps, pour renforcer le corps bien sûr mais également pour travailler la sensation du coup porté/coup reçu, c'est un travail très intéressant et c'est incroyable comme le corps arrive à relativement bien encaisser après un petit peu de pratique.

Ceci dit, l'Hapkido possède, à mon avis, une variété de coups de pieds plus riche que celle du Daito qui se compse de Mae Geri, Yoko Geri, Ushiro Geri, Mawahi Geri, Hiza Geri et Kakuto Geri, je pense n'avoir oublié personne Very Happy

@ DC, très intéressante ta précision concernant les Hanja et les clés de lecture qui en découlent.

J'espère qu'on se verra sur Paris à l'occasion de la venue de Certa Shihan ce printemps, nous serions très contents de converser avec un fin connaisseur de l'histoire de l'Hapkido.
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MessageSujet: Re: Principes des arts coréens, différences entre les arts anciens, et synthèses récentes   Sam 29 Mar - 12:51

ouh là, si Certa Shihan il vient, moi je vous rend visite aussi hein !


je veux pas rater ça !


enfin si j'ai le droit Embarassed




@ Ashura : moi je pratiquais le Hankido, assez proche, qui avait aussi pas mal de coups de pieds au sol, de travail sur les coups de poing façon "anglaise", d'éducatifs avec les coudes, même des techniques de balayages proches de la BF assez intéressantes.
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